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dimanche, 30 septembre 2007

Gouverner, c'est..:

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[ cynisme inside ] Valable quelle que soit votre orientation politique, et quelle que soit la majorité aux affaires.

(Un grand merci à Seb de CàRéagit, qui m'a donné l'idée de publier une planche de BD hebdomadaire...vous retrouverez donc les Shadoks tous les dimanches :-)

RoseNoire. 

jeudi, 27 septembre 2007

Résistances.

2d94f595f0a7bc51d3c8580c7dea669e.jpgInutile de s'aventurer bien loin dans la blogosphère pour les trouver. Il suffit pour cela d'aller à la pêche au point Godwin. Vous savez de qui je veux parler, n'est-ce pas: les chantres de l'amalgame douteux, du sophisme nauséabond, de l'anecdote en forme de constat implacable.

Un des sous-entendus les plus croquignolets m'a été donné à lire récemment dans les commentaires de je ne sais plus quel blog citoyen: figurez-vous qu'il paraîtrait - de source sûre - que l'insulte favorite d'Hitler envers les opposants au régime et autres sous-hommes était « racaille ». On ne cite aucune source, bien entendu. Faut pas pousser.

Racaille...si si si. Ahh...bon sang, mais c'est bien sûr...tout s'explique. Y a pas encore de salles de douches avec brumisation à l'acide cyanydrique gazeux près de la dalle d'Argenteuil, mais cela ne saurait évidemment tarder.

Lorsque je lis ce genre de choses mes p'tites cailles, je suis partagée entre une franche hilarité - car comment ne pas rire lorsque le grotesque dépasse un certain stade; et l'envie de régurgiter mon repas - si faire se peut sur les godasses de l'auteur de l'allusion puante que voilà. Voire même de transformer ledit auteur en peinture murale tridimensionnelle façon Jackson Pollock. Mais çà, ne dites pas que je vous l'ai dit, où je vais (encore) me faire traiter de grosse facho.

Toujours est-il que oui, une certaine frange de l'opposition anti-Sarkozy croit bon de s'imaginer en héros sans peur et sans reproches, debout sur les barricades constituant l'ultime défense de la démocratie en France, et offrant bravement leur poitrine dénudée comme maigre rempart face au totalitarisme conquérant qui a déferlé - disent-ils - sur l'Hexagone depuis le 6 mai.

Il faut voir ces romantiques de salon, pris d'un prurit révolutionnaire aussi soudain qu'exacerbé, s'astiquer leur demi-neurone jusqu'à répandre leur prose en un déluge poisseux de mots dont on se demande s'ils comprennent la signification. Résistance! Fascisme! Pétain! Rafles! Dictature!

d9df4b8782056116242a8b2958c7861e.jpgDoit-elle être vide, la vie de ces petits bourgeois narcissiques, pour qu'ils se croient obligés de se fantasmer en héros de la Résistance afin de se sentir exister? Doit-elle être réduite à une dose infinitésimale et homéopatique, la culture politique de ceux qui banalisent la notion même de fascisme en projetant leur haine de l'adversaire dans des scénarios aussi réducteurs et irréalistes?

Ou alors j'ai dû hiberner lors des derniers mois. Y a dû y avoir un 18 Brumaire, une Marche sur Rome, ou une Nuit des Longs Couteaux sans que je ne m'en aperçoive. Quelqu'un peut-il me briefer, à moins qu'un quelconque escadron de la mort n'ait déjà embarqué tous ceux ayant été témoins des faits ?

Non mais sans rire. Vous voulez sentir ce que c'est qu'une vraie dictature, mes choupinets?

Vous voulez de la droite dure? Pour du vrai? Oh mais y a encore quelques coins en Amérique latine où on peut vous servir le millésime garanti d'origine, avec disparitions en plein milieu de la nuit et rencontre du 3ème type avec des milices para-militaires tout ce qu'il y a de bien formées en distribution de dragées en plomb et en techniques d'application de pression physique extrême comme préparation psychologique à l'interrogatoire.

Quoique depuis quelques jours, il y a beaucoup plus tendance. Prenez donc un billet d'avion pour Rangoon, en Birmanie. Et essayez de sortir dans la rue avec un truc de ce genre, appliqué à la junte militaire en place:

bfed31bd3078425eeb40f62dc84acea4.jpgLe résultat risque de dépasser vos espérances. Parce que là, c'est l'armée que vous aurez en face. Et elle tire dans le tas. À balles réelles. Sur des manifestants pacifiques et désarmés. Sur des journalistes. Qu'on jette à terre pour les abattre à bout portant.

Alors avant de pleurer que « La Fraônce n'est plus une démocratie », levez un peu le nez de votre nombril. La démocratie, en cet instant même où vous lisez ces lignes, il y a des gens qui meurent pour elle. Ne les insultez pas avec vos comparaisons et vos banalisations nauséeuses.

Vous n'êtes pas des résistants. Vous n'êtes pas des combattants de la liberté. Vous n'êtes que des enfants gâtés qui se rêvent en héros. Retournez à vos jeux vidéos, là est votre vraie place.

Et en passant, j'ai un dernier message pour vous:

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À savoir, pour les mal-comprenants: réfléchissez, avant de dire des trucs stupides. Et au lieu de dégoiser vos âneries diffamatoires, reprenez une bonne tasse de Ferm Tagueul'. C'est moi qui régale.

RoseNoire.

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Et une petite pensée en passant pour ceux qui combattent vraiment l'oppression. Il est bon de se rappeler la couleur du prix payé lorsqu'on se bat contre une vraie dictature:

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Rangoon, Birmanie, en ce moment même. Et çà ne date pas d'hier. Loin des yeux de l'Occident, loin de la une des journaux et dans l'indifférence générale, le peuple Karen fait face depuis des années aux ambitions génocidaires et au nettoyage ethnique auquel se livre la junte militaire.

Freedom is not free. Never was, never will be. Pensez-y la prochaine fois que vous descendrez dans la rue et gueulerez « Sarko, facho, le peuple aura ta peau » en brûlant des drapeaux français.
Le fait que vous soyez libres et vivants le lendemain pour en parler n'est ni un hasard, ni un dû.

mercredi, 26 septembre 2007

Perles parlementaires du jour.

fdfa10d9cc0dda697c95bf967bddeacf.jpgDate du jour, Parlement de la Communauté Française de Belgique. Direct live.

« Vous abordez le décret de Bologne. Alors, autant savoir à quelle sauce nos étudiants vont être mangés ! » -- F. L., Parti Socialiste.

Et avec votre bolognaise, un peu de parmesan peut être ?

« Lors de cette commission, vous avez cru bon de vous soulager sur ce document. » -- R. D. Parti Socialiste, à un député libéral.

Ah, c'est frais çà, tiens. Et c'était une petite, ou une grosse commission? Beurk. De toute manière, il y a diffamation! Nos députés apprennent à être propres, avant d'être admis dans l'hémicycle. Apprenez-leur le caniveau, que diable!

« Il vaut mieux lire un texte que d'improviser en bafouillant ! -- L. W., ministre PS.

Oh mais vous êtes parfaitement capable de faire les deux, monsieur le ministre ! -- réplique de S. K., député libéral. »

Cassééé! D'ouest en est, sans toucher la Corse...et tu casses.

RoseNoire

mardi, 25 septembre 2007

Punk's not dead.

461d95fa7407e15ae0c5bffb93a5023f.jpgC'était il y a 30 ans.

Oubliez les rockeurs actuels qui se la jouent faux rebelles anti-establishment, et qui s'auto-proclament comme relevant de la punkitude. Oui, le mot punkitude a été prononcé à l'époque par Patrick Eudeline, chanteur des Asphalt Jungle, le premier groupe punk français.

Car voici ceux par qui le scandale est arrivé, par qui tout a commencé. Oh bien sûr, 3 décennies ont passé, et ceux qui faisaient hurler au scandale sont devenus des classiques du rock. Tout comme Elvis, qui à ses débuts choquait par ses déhanchements suggestifs.

Eux, ce sont les Sex Pistols. Les auteurs du premier 45 tours que j'aie jamais acheté. Oui, vous savez, à l'époque où les disques, c'était du vinyl noir. Et ils remontent sur scène, 30 ans après. Les billets se sont arrachés en moins d'un quart d'heure, et je n'en ai hélàs pas. Je suis d'humeur à saccager un studio d'enregistrement, comme au bon vieux temps de Johnny Rotten et de ses potes.

Alors, pour surmonter ma déception je n'ai plus qu'à regarder les vidéos d'époque...celles qui furent censurées pour cause de paroles jugées trop scandaleuses. Montez le son !

Allez zou, on s'en refait une petite:

Et si vous êtes sages, un de ces jours je vous bloguerai des photos du look que j'avais à l'époque. Cà vaut son pesant de cacahuètes.

D'ailleurs, quand j'y pense...si la pré-ado que j'étais à l'époque avait pu voyager dans le temps et avoir un aperçu de ce que sont mes opinions politiques aujourd'hui...elle se serait probablement jetée sous un train, de désespoir ! Mais c'est là un autre débat...

RoseNoire.

(Et si vous m'imaginez actuellement en tailleur BCBG et petit carré Hermès...réfléchissez. Réfléchissez bien. La prochaine fois que vous serez à un concert de Linkin'Park ou d'Evanescence, la furie en Doc Martens qui pogote au premier rang à côté de vous, ce sera peut être moi. Tout comme la femme en robe du soir et chignon sophistiqué que vous croiserez peut être à l'Opéra. Eh oui...la palette d'une personnalité se décline en bien des couleurs...)

lundi, 24 septembre 2007

Maxime post-électorale socialiste.

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Nicolas, hypnotiseur. Ascendant: maquignon.

5ce9f7a87b8a4c5b2361e3002e1f66d2.jpgJérusalem-Est, il y a quelques années. Dans le dédale de ruelles qui descend en serpentant depuis la Tour de David, le grand souk étale sa mosaïque de sons, d'odeurs et de couleurs. Au milieu de ce spectacle qui n'a guère changé depuis des siècles, un cyber-café tranche telle une tache incongrue de modernisme entre les chaudronniers et les marchands de djellabahs et de tapis. Seule concession aux traditions moyen-orientales: la terrasse où je suis assise, et où d'autres clients sirotent leur café ou leur thé en observant le spectacle incessant du souk.

Je sais ce que vous vous dites: çà y est, la voilà qui a finalement cédé au lieu commun qui consiste à bloguer ses souvenirs de voyage. D'accord, c'est Jérusalem et pas Outsiplou-les-Bains, mais quand même. Allons allons chers blogospectateurs...vous me connaissez mieux que çà, non ?

Mais revenons à nos moutons. La terrasse du cyber-café constitue un point d'observation idéal vers la boutique avoisinante, où s'entassent pêle-mêle ustensiles de cuisine, vêtements, samovars en cuivre et tapisserie murales. Et c'est ici que les choses s'animent: un chaland vient de s'arrêter et considère d'un oeil vaguement curieux une tapisserie murale faite de pièces de laine et de coton coloré. Cheveux blonds, teint rougeaud, sac promotionnel portant le logo d'une compagnie aérienne occidentale...il n'en faut pas plus pour que le marchand tenant la boutique entre dans la danse.

En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, notre touriste est assailli par un flot incessant de paroles prononcées à toute vitesse en mauvais anglais. Débitant son baratin, gesticulant beaucoup, les pans de sa djellabah animés d'une vie propre et ponctuant son discours via d'amples mouvements de bras, le marchand a entraîné le malheureux touriste plus avant dans sa boutique.

C'en est fait de lui. Hypnotisé par l'assaut de communication incessant du vendeur, notre touriste sent à peine que le marchand lui a collé la tapisserie dans les mains. Il se hasarde à poser une question, émet une faible protestation. Le niveau verbal et gesticulatoire du vendeur atteint alors des sommets. Notre touriste ne voit pas le vendeur arracher l'étiquette (vraisemblablement Made in China) cousue à un coin de « l'authentique tapisserie bédouine ». Son univers de perceptions s'est restreint à la forme, le fond n'a plus d'importance, seule compte la fascinante logorhéé du marchand. Voilà notre touriste convaincu qu'il ne pourrait vivre un instant de plus sans être l'heureux propriétaire de cet authentique tapis bédouin (fabriqué en Chine).

Qui lui sera cédé pour la somme ridicule de 100 shekels. Protestations. Marchandage. Nouvel assaut verbal de la part du marchand, avec force trémolos émotionnels dans la voix.  Un peu étourdi, notre touriste finit par repartir avec son achat, payé 60 shekels. Ce qui est encore bien supérieur au prix réel que le marchand souhaitait obtenir dès le départ.

Pourquoi suis-je en train de vous raconter cela ? Et surtout, quel rapport avec la politique ? Vous ne voyez pas ? Vraiment ? Rhôô, vous me décevez...

cdd89c2b0c2fcfcc724779366eeee8e8.jpgRevenons donc en France, en cette fin de septembre 2007.

Il n'est pas un media, pas un blog, pas une conversation de salon qui ne parle pas de Nicolas Sarkozy. Impossible d'ailleurs de faire autrement, vu que l'intéressé ne cesse un instant de parler. D'intervenir. Sur tout. Tout le temps. À tout propos. Et suivant un agenda d'une densité telle qu'il laisserait un ado hyperactif sur les rotules en moins de temps qu'il ne faut pour dire marketing politique. Même les journalistes du New York Times l'ont baptisé « l'homme pressé. »

À ce stade, je suis toujours, symboliquement, assise à la terrasse du cyber-café en train d'observer le spectacle. Et il est toujours fascinant d'observer une ou des personnes réagir face à un comportement auquel ils ne sont pas accoutumés.

Car enfin, quand ce vibrionnant président cessera-t-il de brasser de l'air tel une éolienne en folie, disent-ils de droite à gauche ? Nous voulons des actes, pas ce délire de communication qui n'est somme toute qu'un tonneau vide ! Et qu'est-ce que c'est que ces promesses à moitié accomplies ? Ce projet de service minimum, ou d'autonomie des universités réduit à sa portion congrue ? Quand aurons-nous du lourd, du concret, su solide, au lieu de tout ce vent ?

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Les pauvres. Comme jadis le touriste happé par ce marchand bédouin dans le vieux souk, tous, de l'opposition aux déçus de droite, les voilà concentrés, hypnotisés par la forme, attentifs au moindre bruit médiatique, ce même bruit médiatique que Sarkozy génère à haut débit et en permanence. Tellements hypnotisés qu'ils en oublient de voir que le marchand leur a d'ores ét déjà mis en mains la tapisserie qu'il compte leur faire acheter. À 60 shekels au lieu des 100 shekels annonçés en campagne, mais cela aussi était prévu depuis le départ.

Et contrairement à eux, je ne pense pas que ce soit du vent. Tout au plus les trucs et astuces que l'illusionniste talentueux emploie pour vous empêcher de vous concentrer sur ce qui est le vrai but de la manoeuvre: réussir son tour, en en masquant les grosses ficelles par un joli discours et d'amples effets de manche.

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Car petit à petit, derrière tout cet écran de fumée médiatique et communicationnel, l'illusionniste s'efface derrière l'approche stratégique et tactique du froid joueur d'échecs. On le considère comme une outre pleine de vent ? Tant mieux, rajoutons-en une couche ! Concentrés sur le paraître, les spectateurs ne se focaliseront pas sur ce qui, réellement et pas à pas, se met en place.

Un projet de loi par ci. Un bout de réforme par là. Petit à petit. Pas de confrontation, de choc frontal, car il n'est pas sûr que le fier peuple gaulois, si rebelle et revendicatif, ne rue pas dans les brancards si on décide de le cravacher à hue et à dia.

Place à l'approche graduelle, pion après pion, en en abandonnant parfois certains momentanément, et en en sacrifiant d'autres. Peu importe, tant que les pièces maîtresses, petit à petit, avancent, protégées par l'écran d'un bruit médiatique sans cesse renouvelé.

Et dans l'opposition (ou ce qu'il en reste), et dans les syndicats, les paupières deviennent lourdes, très lourdes. Vous vous endormez, vous en avez envie, vous ne pouvez pas vous en empêcher. Vous vous concentrez sur la montre agitée devant vos yeux, déclaration après déclaration, discours après discours, JT de 20Haprès JT de 20H.

Mais derrière cet écran de fumée, les pions avancent. Tranquillement. Sans trop de bruit.

En fait, je compatis un peu pour ceux qui, autour de moi, se montrent déçus et désorientés. Ils croyaient élire Attila le Hun, et ils ont élu un illusionniste doublé d'un maquignon. Je me souviens de l'époque où moi aussi, dans toute l'ardeur de mes 20 ans, je soutenais un candidat avec fougue et espoir, en rêvant de charges au galop, sans nuances, sabre au clair, et çà passe ou çà casse. Mais, et que les mânes de Margaret et de Ronald me pardonnent, les temps ne sont plus aux charges à cheval.

Alors, assise sur la terrasse et observant le jeu qui se joue, je sirote mon thé avec amusement et patience. En observant avec gourmandise et grand plaisir les réactions suscitées par un des showmen les plus talentueux qu'il m'ait été donné d'observer. Et même si à long terme, les faits contredisent mon analyse, j'aurai en tout cas eu ce plaisir-là.

RoseNoire.

mercredi, 19 septembre 2007

Et c'est parti! Arf!

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Loi de Murphy, quand tu nous tiens. C'est juste au moment où je suis tenue loin de mon blog par un agenda professionnel un peu dingue et des cours du soir qu'il se passe des choses.
Empêtrée dans mon boulot, j'ai juste eu le temps de voir sur mon écran tactique le Destroyer Stellaire Impérial HMS Nicolas Sarkozy balancer deux bordées de torpilles à protons sur les corvettes de l'Ancienne République, Régimes Spéciaux et Fonction Publique. Wouah. C'est du lourd. L'officier de passerelle est à son poste, et il a l'air d'avoir envie d'en découdre. Rhââh, j'adore l'odeur des turbolasers dans le petit matin!

Reste à voir ce que les escadrilles de chasseurs d'appui syndicaux vont mettre au point question contre-mesures électroniques. Réussiront-ils à ne pas se laisser berner par les leurres lancés par l'adversaire à grand renfort d'hypercommunication ? Les ogives tactiques fonçant vers eux feront-elles pschitt en chemin ?

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En tout cas on y est. Le gros blockbuster de la saison automnale est annoncé sur vos écrans. S'agira-t-il d'une représentation diplomatique feutrée, faite de subtils pas de deux, ou d'un bon gros clash digne de Counter Strike, avec moultes explosions et effets spéciaux? Le temps me manque, chers blogoditeurs, pour analyser correctement la situation. Mais j'y reviendrai bientôt, oh que oui.

En direct de mon vaisseau d'observation, RoseNoire out, à vous les studios. 

lundi, 17 septembre 2007

Rose et couronne d'épines.

bbbdbc7a1174e2cc57157e71e079b655.jpgMais qu'est-ce qu'ils ont tous, cette semaine?

« Pardonnez-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font. » Copyright Luc, 23,34.

Voilà Sainte Marie-Ségolène de Solférino qui, en visitation au Québec, se prend maintenant pour le Christ et Jeanne d'Arc en personne. Faut dire à sa décharge qu'avec ce que ses petits camarades lui ont concocté question rentrée littéraire, elle s'est fait tailler plusieurs nouveaux costards pour l'hiver.

Un commentateur de ce blog me demandait récemment pourquoi je me souciais tant de la santé du Parti Socialiste. Je crois que vous avez la réponse. Faut arrêter avec l'acide lysergique là, parce que d'ici à ce qu'elle entende des voix, cela ne tardera plus.

Ces gens n'ont décidément pas fini de me faire marrer. Si çà se trouve en 2012 ils vont encore se manger une claque, puis ils viendront pleurer en se demandant pourquoi.

RoseNoire.

(Sur le même sujet, un bulletin des santé détaillé du PS, assorti de l'avis du Docteur es-défaite Lionel Jospin, est également disponible chez Criticus. Quant à Damoclès, il passe au fil de l'épée la symbolique religieuse qui semble s'attacher aux pas de la Madone, tandis que Toréador plante ses banderilles avec sa maestria habituelle. Les trois articles valent largement un petit clic...)

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samedi, 15 septembre 2007

Sarkozystes Anonymes. Le témoignage de Manuel.

f5f82f760982b0c991a1d991f82311fb.jpgDans son film « Le Président », Michel Audiard faisait dire à Jean Gabin: « Il y a des patrons de gauche. Oui, et il y a aussi des poissons volants, mais ils ne constituent pas la majorité du genre. »

Difficile de ne pas penser à cette réplique en lisant la dépêche suivante. C'est Manuel Valls qui nous le dit: « La Gauche doit être le parti des entreprises, de celles qui créent de la richesse. »

Ah. Sur le coup, je n'ai pas réagi. Et immédiatement après, je me suis demandée si l'innocente omelette aux champignons du déjeûner contenait non pas d'innocentes girolles et autres chanterelles, mais bien une variété mexicaine aux propriétés toxicologiques nettement plus rock'n'roll. Des fois que mon légumier soit en fait un terroriste du panier de la ménagère post-soixante-huitard, particulièrement réjoui à l'idée de transformer, à l'insu de son plein gré, une honnête mère de famille sarkozyste en zombie complètement foncedé aux hallucinogènes. Ne riez pas, dans le monde où nous vivons, je m'étonne plus de rien, moi.

Mais revenons à nos socialos. Manuel Valls, donc.

Vieeeens dans ma sssecte, Manuel....vvvieeeens.......

Allez, viens t'asseoir 5 minutes, tu as besoin de te confier, je le sens. Inutile de t'emmurer dans le déni de soi, çà fait un bon moment que t'es en train de craquer aux coutures, un petit mot par ci, et un autre par là. Plus personne n'est dupe, et tu souffres, je le sens. T'es comme ces gays refoulés qui y vont dans la surenchère machiste et la blague homophobe, en croyant donner le change devant les copains, alors qu'en fait tout le monde a compris.

Tu crois pas que tu te sentirais mieux, si tu sortais du placard ? Cà fait un bon bout de temps que t'en es au flirt poussé, mais tu dois bien savoir qu'à un moment donné, va falloir y aller, non? Mais oui, je sais, t'aimerais bien mais çà te fait un peu peur. c'est normal. Mais non, t'inquiètes pas, çà fait pas mal. Juste une petite blessure d'amour-propre, au moment ou tu vas définitivement franchir le Rubicon. Pis après, tu commenceras à aller mieux, et t'y prendras du plaisir.

Allez. Un peu de courage. Tu sais ce que tu dois faire. Sois pas gêné, tous les gens qui sont ici l'ont dit avant toi. Allez, vas-y. Mais non, on va pas se moquer de toi.

Allons: répête après moi.

Bonjour, je m'appelle Manuel, et je suis de ... je suis de D... de D... allez courage quoi, tu peux le dire...

BonjourJem'appelleManuelEtJeSuisDeDroite!

Ahh ben voilà! Tu vois que c'était pas si compliqué! Chers amis, remercions tous Manuel pour son témoignage.

Allez, viens Manuel. Viens boire un p'tit café histoire de te remettre. Mais non, t'es pas tout seul. Y a Éric B., Bernard K., Jean-Marie B., Jean-Pierre J. et Martin H. qui sont là aussi. Mais tu m'as l'air un peu pâlichon, tu vas pas tomber dans les pommes, quand même? Ah? Tu as faim? Quoi, ils ne vous donnaient même pas à manger, rue de Solférino? Pauvre petit chou...viens, on va voir si Nicolas peut pas te donner un peu de soupe. On n'est pas des bêtes, quand même.

RoseNoire.

vendredi, 14 septembre 2007

Épitaphe.

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« La pire vengeance que vous puissiez exercer sur un homme qui vous a volé votre femme...c'est de la lui laisser. » Fermez la parenthèse.

Jacques Martin, 1933-2007. Ah non, erreur...Sacha Guitry, 1885-1957.

Bon ben...paix à son âme.

RoseNoire.

(Oui, c'est méchant. Pas nécessairement pour feu Jacques Martin, d'ailleurs. Ben quoi, vous me connaissez, quand même...Et puis, je ne suis pas la seule.)

Allez, un petit ajout sous forme d'hommage, histoire de me faire pardonner: le cultissime sketch "Montcuq" issu de l'émission satirique "Le Petit Rapporteur", créée et animée par Jacques Martin en 1975. Cela nous permettra également de retrouver le regretté Pierre Desprosges...

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