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mardi, 30 octobre 2007
République des blogs, édition bruxelloise.
Mauvaise humeur. Ce soir, première édition de la République des blogs à Bruxelles. Ô rage, ô désespoir: je m'y étais inscrite et me faisais une joie d'y aller...mais comme disait Murphy, si quelque chose peut foirer, çà foirera, et au plus mauvais moment possible.
Pour raisons professionelles, je ne pourrai probablement pas y assister. Dans le meilleur des cas je ferai peut être une apparition très tardive. Que la malepeste soit de mes horaires atypiques! En plus, il y a Alain Destexhe, mon sénateur favori que j'aime 'achement très fort, qui y sera. La vie est bien cruelle...
Si je ne montre pas le bout de mon nez, toutes mes excuses à ceux à qui j'avais promis d'y aller, et amusez-vous bien!
RoseNoire.

10:45 Publié dans Humeur du jour. | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : république des blogs, républiquedesblogs, Bruxelles
lundi, 29 octobre 2007
Medium4You, le media citoyen qui a la frite.
Vous l'avez sans doute remarqué, les agrégateurs de niouzz et autres media citoyens sont à la mode. Vous savez, ces sites proposant articles, billets et infos trouvés ici et là, tant dans la blogosphère que dans les media classiques.
Bien que je consulte régulièrement ce genre de sites, j'ai toujours éprouvé à leur égard une méfiance relative. Méfiance est peut être un bien grand mot...disons que je suis consciente de la nécessité de garder un esprit extrêmement critique par rapport aux informations diffusées via ces supports internet. Les rumeurs et informations non vérifiées y ont souvent la part belle, et prendre comme argent comptant tout ce qu'on peut trouver sur la Toile sans prendre la peine de recouper plusieurs sources est le meilleur moyen d'être amené à croire n'importe quoi.
Mais il y a quelques jours, oh surprise: j'ai été contactée par l'équipe rédactionnelle d'un de ces media citoyens, le nouveau-né et 100% belgo-belge Medium4You. Invitée à m'inscrire sur ce site en tant que rédactrice...je me suis exécutée d'un geste vaguement distrait. La majorité des sujets traités sur Medium4You concerne en effet l'actualité belge, à quelques exceptions près. Or, même si je succombe de temps à autres à la belgitude, mon blog traite principalement de l'actualité française.
Mais je me suis inscrite, un peu par réflexe, en pensant soumettre quelques articles sur l'actualité belge. De temps en temps. Rarement. Bref, si j'y pense.
Pourquoi ce site, et pas un autre ? Sans doute le fait que ses conditions générales d'utilisation mentionnent clairement que les webmestres veillent à vérifier, avant publication, si les informations proposées dans les billets des rédacteurs se basent bien sur des sources crédibles et vérifiables. Ce sens de la déontologie est suffisament rare sur la Toile pour attirer mon attention, et me donner une opinion positive de ce site coopératif.
Je me suis donc inscrite. Mais dans mon survol un peu superficiel des conditions de publication, j'avais omis un détail intéressant. Bien sûr, il y a moyen de soumettre des billets à Medium4You, mais en plus un comité de veille internet épluche les blogs des rédacteurs inscrits sur le site...pour publier ensuite dans l'agrégateur les billets qu'ils estiment informatifs et intéressants.
Quelle ne fut donc pas ma surprise de retrouver ce midi mon billet publiant la vidéo de la confrontation entre Sarkozy et les cheminots...à la une de Medium4You, catégorie « C'est ailleurs, et cela me concerne. »
Non, ne vous en faites pas, je ne me prendrai pas la grosse tête pour autant ! Mais je tenais à faire un peu de buzz pour ce nouveau média...et ma foi, je me prendrai peut être au jeu afin d'y publier de temps à autre diverses élucubrations.
Blogolecteurs français, n'hésitez pas à y faire un tour...des sujets traitant de l'actualité française vue de Belgique, y sont parfois publiés, et pourraient vous apporter un nouveau regard sur diverses questions.
RoseNoire.
18:05 Publié dans Voyages en Blogoslavie. | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : media citoyen, Medium4You, actualité, Belgique, France
samedi, 27 octobre 2007
Sarkozy/grévistes, face-à-face sur le terrain.
Pas d'analyse, pas de commentaire détaillé, juste une vidéo que je vous propose. Mais en 25 ans d'observation de la vie politique, je n'ai jamais vu çà. Le dialogue qui suit se passe loin des ors feutrés, rassurants et confortables des bureaux du pouvoir. C'est du mano a mano, face à face, dans le réel.
Le cirque médiatique continue, ricaneront certains. Preuve - pardonnez-moi l'expression un peu vulgaire - de la présence d'une sacrée paire de cojones, répliqueront les autres. À vous de juger...
12:05 Publié dans Café du Commerce. | Lien permanent | Commentaires (20) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, grévistes, visite surprise, cheminots
jeudi, 25 octobre 2007
Bande-annonce.
Claude Allègre, le tueur de mammouths, ne veut pas finir au cimetière des éléphants, et ne reprendra pas sa carte au PS. Voilà qui inspire bien des réflexions sur l'état d'un parti en lente décomposition.
Bientôt sur Incandescences...le plaidoyer inquiet d'une femme de droite pour une gauche en bonne santé.
Restez branchés.
RoseNoire.
11:01 Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Claude Allègre, Parti Socialiste, PS, gauche, droite
mercredi, 24 octobre 2007
Rumeurs, vie privée, dérives people: la faute à qui? (II)

(Phase I: senseurs passifs opérationnels. Scanning et évaluation de la situation)
Dans mon avant-dernier billet, j'ai tenté de rationaliser via une explication scientifique le pourquoi du comment de notre attirance (assumée ou inavouée) pour la vie privée des célébrités. Et il faut bien dire que je comptais m'arrêter là, ne voulant pas jouer à la surenchère du ragot.
Seulement...vous me connaissez. Il suffit que quelque chose m'indispose pour que toute tentative de mettre le couvercle dessus ne conduise qu'à hâter l'inévitable coup de sang. Je suis méditerranéenne. Je m'y connais en drame et en exagération. Mais n'anticipons pas.
Revenons donc au sujet qui nous occupe, et élargissons la réfléxion à un cadre plus large. Nous avons vu quelles sont les pulsions de base qui conduisent certains d'entre nous à fouiller dans la vie intime des puissants.
Il y a une quinzaine d'années, je me réjouissais du fait que le paysage politique français que j'aimais tant observer échappe dans la majorité des cas à ce qu'on appelle de nos jours la people-isation de la politique. Il est d'ailleurs amusant d'observer qu'en anglais, people rime avec peep-hole. Un peep-hole, c'était le trou percé dans les cloisons des chambres des maisons closes de jadis et qui permettait moyennant une somme modique de se rincer l'oeil sur l'action se déroulant dans la chambre voisine. Comparaison on ne peut plus adéquate, ne trouvez-vous pas ?
Pour en revenir aux bruits de couloir, personnellement je n'aime pas çà. Je le dis sans hypocrisie et sans faux-semblant: cela me dérange. Ceux de mes collègues qui aiment à se rassembler autour de la machine à café pour échanger les derniers potins le savent depuis longtemps, et ont très vite renoncé à me faire partager leurs confidences: ils ont toujours été accueillis au mieux par un sourire agaçé et méprisant...et au pire par une répartie cinglante. Pour moi, dans l'expression vie privée il y a le mot privée, et c'est ainsi que je le conçois.
Seulement voilà, le phénomène existe, et a depuis longtemps traversé l'Atlantique, la Manche et la Méditerranée pour arriver dans l'Hexagone. L'étalage de la vie privée des politiques, chose courante aux USA, en Grande-Bretagne et en Israël, intéresse désormais Gala, Voici, Paris-Match...voire même Le Monde et les rédacteurs des dépêches Reuters ou AFP.
Une question se pose donc: à qui la faute ?
Aux politiques eux-mêmes, me direz-vous. Non sans pertinence, d'ailleurs. À l'heure où les plus malins d'entre eux ont compris que l'occupation du terrain médiatique constitue une stratégie de marketing politique à part entière, beaucoup ont succombé à la tentation d'exploiter une inclinaison bien naturelle de l'être humain, qui va au delà des explications socio-biologiques évoquées précédemment dans ce blog.
N'écoutant que mon culot, je me lancerai donc à présent dans la psychanalyse de bazar. Et qui dit célébrités, hommes politiques, stars...dit processus de transfert, d'association et d'identification.
Le personnage public devient le canevas, la feuille blanche sur qui tout un chacun va projeter ses propres fantasmes, tracas, espoirs et craintes (via des phénomènes allant de la fascination pour le chef à des attitudes de diabolisation et de recherche de bouc émissaire)...mais aussi les réactions émotionnelles et affectives liées à son propre vécu.
Voir Ségolène Royal se balader en bikini sur la plage ou poser à la maternité en maman comblée, ou encore Nicolas Sarkozy bossant à son bureau avec son fils cadet jouant sur le tapis...voilà qui tape en plein dans le mille pour ce qui est de susciter cette association émotionnelle...et donc d'occuper durablement une place dans l'inconscient du public ciblé. Le personnage public n'est plus inaccessible. Il a une vie sociale, affective, familiale, comme nous. Il nous renvoie nos émotions, par lui et à travers lui.
Jouer sur l'émotionnel...la ficelle est grosse, mais elle n'est pas nouvelle. Et elle fonctionne. Mais évidemment, lorsque les choses tournent à l'aigre et que l'attention médiatique n'est plus souhaitée, le retour de bâton fait mal. La boîte de Pandore a été ouverte, et des nuées de paparazzi en sont sorties. Pas facile de refermer le couvercle.
Coupables donc, les politiques qui instrumentalisent leur vie privée ? En première lecture, oui. Mais en première lecture, seulement. Voyons çà d'un peu plus près.
(Phase II: Systèmes offensifs en ligne et opérationnels. Salve de calibrage, à mon commandement. Ogive balistique d'une kilotonne.)
Car le cerveau humain est une merveilleuse machine dès qu'il s'agit de se dédouaner d'un comportement dont il sent confusément qu'il n'est pas très reluisant. Oui, mes très chers, vous êtes-vous déjà posé la question de savoir pourquoi des torchons magazines comme Closer ou Voici existent ? Et pourquoi des journaux sérieux leur emboîtent le pas ? Ou encore pourquoi les politiques eux-mêmes leur donnent de quoi bavasser dans leurs colonnes ?
Pourtant la réponse est simple: s'il y a offre, c'est qu'il y a demande. Si ce genre d'articles se vend, c'est qu'il y a un public pour les acheter. Et ce public, c'est vous. Donc, merci d'arrêter de geindre parce qu'on vous abreuve de purin. Si vous arrêtiez d'en bouffer, on arrêterait de vous en servir.
Seulement, il est tellement plus simple de se dédouaner de toute responsabilité. Voire de déguiser ses critiques sous le couvert de l'objectivité, ou de l'argument-bateau « nous, les citoyens, avons le droit de savoir ! » et de s'envelopper d'une robe de pureté vertueuse tout en se ruant en cachette sur les magazines trash ou les rumeurs sur internet. Je passerai sous silence pour l'instant ce que m'inspirent les gens qui n'ont que la phrase « j'ai des droits ! » à la bouche à propos de tout et n'importe quoi. Ce sera l'objet d'une autre volée de bois vert. Revenons à nos moutons.
En fait, c'est un peu le même principe qui est employé quand on veut flinguer quelqu'un non pas sur le débat de fond, mais sous le biais de l'attaque personnelle. Ce qu'on appelle en anglais character assassination: l'assassinat de personnalité. On utilise des arguments faussement vertueux et objectifs, on fait appel à la psychanalyse de bazar, on se dédouane de sa haine viscérale et irrationnelle en se réfugiant derrière le paravent qu'offre les déclarations oh combien éclairées d'experts illustres, qui ne se sont d'ailleurs en général jamais illustrés en rien. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais en 2006-2007 les commentateurs ayant suivi la campagne électorale n'ont jamais compté autant de philosophes, psychologues, et généticiens auto-proclamés. Si vous voyez ce que je veux dire. Sinon, ben z'avez qu'à lire Marianne. Son postilloneur en chef fait çà très bien. Pour ce qui est de faire croire qu'un chien a la rage sous prétexte qu'il veut le faire abattre, il en connaît un rayon...et il n'est pas le seul.
(Ahhrrh. Je sens que mon taux d'adrénaline est en montée exponentielle, et est en train d'approcher le stade critique. 'tendez un peu, dans 2 minutes çà va partir comme un boulet de canon.)
Je pourrais évidemment arrêter ici ce billet. Après tout, j'ai décrit les torts partagés des personnalités publiques et du grand public pour ce qui est de la people-isation de la vie politique. J'ai été une bonne fille à peu près raisonnable, à part quelques coups de griffe j'ai fait une analyse que je crois balancée et rationnelle.
Mais en fait non, je ne vais pas m'arrêter là. J'ai de la monnaie à rendre. Y en a, ils faut qu'ils payent, et j'espère pour eux qu'ils ont du crédit plein leurs cartes. En fait, l'envie de coup de gueule couve depuis un moment. Cela a commencé, je crois, avec l'acharnement des éléphants du PS à sortir bouquin sur bouquin pour lapider Ségolène Royal. La meute hurlante, les grands courageux, ceux qui joignent leurs faibles forces pour tailler en pièces celle qui a osé, mais échoué. Déjà, je n'avais pas aimé çà.
Mais j'ai atteint la masse critique avec les commentaires sur le divorce des Sarkozy. Vous vous souvenez ce que j'ai écrit à propos de la façon dont nous nous projetons sur les icônes médiatiques que sont les personnalités publiques. Je n'échappe pas à la règle. Et pour des raisons personnelles que je n'ai pas à vous exposer, bang, le billard électronique a fait tilt.
(Phase III: Cibles verrouillées. Ogives thermonucléaires tactiques en face d'approche finale. Pas de quartier, pas de pitié, et pas de prisonniers. J'achèverai moi-même les blessés, s'il en reste.)
Bien sûr, moi aussi j'ai rigolé avec les blagues foireuses sur le thème de la rupture faites après un dîner bien arrosé entre amis. Ce genre de choses, tout le monde le fait, et moi aussi. Ce n'est pas donc par là que je vais jeter la première pierre.
Mais pour certains d'entre vous, derrière ce goût des ragots, il y a autre chose, n'est-ce pas. Oui, je m'adresse aux spécialistes de la curiosité malsaine, ceux qui ne sont jamais autant attirés par les potins que quand l'odeur du sang les accompagne. Cà vous éclate, non, de farfouiller les poubelles de Nicolas Sarkozy, ou de Ségolène Royal.
Non pas par souci d'être informé. Inutile de me raconter des salades, car derrière vos pauvres prétextes, je vous vois.
Je vous vois tourner comme des vautours bouffeurs de charogne autour de ceux que vous imaginez en difficulté, blessés ou affaiblis. Que ce soit par un échec électoral, un divorce, des rumeurs de scandale. Cela vous fait bicher. Du tréfonds morbide de votre voyeurisme, vous êtes à deux doigts de prendre votre pied à regarder ceux qui incarnent succès, réussite et gloire, et à les imaginer affaiblis, en souffrance, malheureux, vaincus.
Au fin du fin, c'est la jalousie et le sadisme qui animent vos pitoyables pulsions. Votre petite jalousie de médiocres, vos petites haines qui ne demandent qu'à s'embraser - comme ces feux de méthane qui prennent parfois spontanément à la surface des dépotoirs - à la vue de ceux qui osent ce que vous-mêmes êtes trop frileux pour oser. Votre sadisme enfin, à vous délecter par torchon à scandale interposé de leurs déboires, quand ils trébuchent, tombent, ou morflent d'une façon ou d'une autre.
Car vous haïssez, autant que la trépidation mesquine de vos deux neurones et demi vous le permet, tout ce qui représente la réussite, les feux de la rampe, le devant de la scène. Cà vous rend tellement jaloux que vous en devenez verts. Alors forcément, lorsqu'une Ségolène échoue, ou qu'un Sarko se fait plaquer, leur déconvenue c'est du Viagra pour vos pauvres esprits. Je vous vois comme si j'y étais, vous qui vous emmerdez dans un boulot insipide, et rentrez dans votre appart où l'écran blafard de l'ordi constitue probablement la seule présence venant égayer votre propre misère affective, je vous vois alors vous ruer sur les ragots juteux faisant état des problèmes d'autrui.
Pour ensuite vous brancher sur la Toile, et les régurgiter à longueur de blog. Haa on me dit que François trompait Ségo depuis un bon moment. Hoo j'ai entendu dire qu'on avait vu Cécilia avec...et que Rachida Dati hein...
Allez, vautrez vous donc dans ce caniveau où vous aimez tant vous envoyer en l'air par procuration. Alimentez, alimentez-les, vos fantasmes de voyeurs impuissants. Publiez, publiez en ricanant grassement le résultat de vos pollutions intellectuelles dans vos colonnes. J'ai trouvé un excellent usage pour vos élucubrations. Je vais les imprimer, en faire un gros tas, et marcher dedans.
Y a gros à parier que çà me portera bonheur.
RoseNoire.
(Ahhhrh! Y a pas à dire, c'est du gros rouge et çà sera jamais publié dans Le Monde Diplomatique, mais oh que çà fait du bien. Et j'ai tagué mon billet pour que les fouilleurs de poubelles arrivent ici pour se le ramasser en pleine figure. C'est l'heure les petits, la marchande de claques va passer! :-)
23:05 Publié dans Café du Commerce. | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Cécilia, divorce Sarkozy, Tinka Milinovic, sarkozy ferrari, sarkozy carla bruni
mardi, 23 octobre 2007
Rumeurs, vie privée, dérives people: la faute à qui? (I)
Ahh chers blogospectateurs, je pensais limiter mes élucubrations sur le sujet des rumeurs politico-people à des considérations vaguement scientifiques, comme dans mon dernier billet, et ne pas dépenser mon énergie en écrivant sur ceux qui se gargarisent de ce genre de truc.
Mais souvent femme varie, bien fol qui s'y fie…et donc je crois que ce billet, dès que j'aurai un peu de temps vous allez y avoir droit.
Il faut juste que je décide avec quoi je vais l'écrire.
Le lance-flamme?
Le chat à neuf queues?
Le fouet à boeufs?
Le fusil à pompe double action?
Je ne sais pas encore. Tout ce que je sais, c'est que vous allez prendre cher.
Docteur Pascale, Mistress RoseNoire.
12:17 Publié dans Café du Commerce. | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rumeur, presse people, Sarkozy, Cécilia, divorce, Rachida Dati, Carole Bouquet
dimanche, 21 octobre 2007
Sexe et pouvoir: biologie d'un lien ancestral.
Ségolène nichons. Sarkozy nu. Rachida Dati à poil. Jambes Michèle Alliot-Marie. MAM en pantalon de cuir. Et, plus récemment, Sébastien Chabal nu. Non, je n'essaie pas d'accrocher les moteurs de recherche pour pallier à des statistiques défaillantes: je vous cite simplement quelques moyens d'arriver sur mon blog. Et force est de constater une chose: les célébrités, les vedettes et les hommes et femmes de pouvoir sont des gens que vous avez envie de voir à poil, et imaginez dans un contexte ayant une connotation sexuelle évidente.
N'importe quel nawak, êtes-vous en train de vous dire ? Mais alors, pourquoi diable tant d'entre nous s'intéressent-ils de si près à la vie privée des figures publiques, qu'elles soient têtes couronnées, stars de rock...ou encore nos élus ? Quel peut bien être l'intérêt de savoir que Machin divorce, et que Truc sort ou va se remarier avec Untel ou Unetelle ? Pourquoi cet attrait à débusquer tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à un détail croustillant, un bref coup d'oeil dans la sphère intime des personnes scrutées ?
On pourrait se dire qu'il s'agit simplement de curiosité malsaine - et c'est sans doute en partie vrai - mais je vous propose ici d'aller plus loin et d'examiner d'autres pistes de réflexion. Pour ce faire, je dois me livrer à une longue parenthèse scientifique, et j'espère que vous la trouverez intéressante. Allons, ne zappez pas si vite, je vais parler de sexe, après tout!
Bien. Maintenant que j'ai prononcé le mot magique qui ne manquera pas de vous scotcher à l'écran, démarrons la prise de tête sociobiologique. Pour ce faire, quoi de mieux que la citation suivante: « Le pouvoir est l'aphrodisiaque ultime. »
L'homme qui s'exprime ainsi est Henry Kissinger, ancien Secrétaire d'Etat américain sous l'administration Nixon. Cette phrase est assez connue, et beaucoup pensent qu'en s'exprimant ainsi, Kissinger évoque l'ivresse du Pouvoir elle-même. Or, rien n'est plus faux: il ne fait que répondre à un journaliste l'interrogeant sur son succès auprès des femmes. Henry Kissinger, c'est le gars sur la photo à gauche. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il n'a pas exactement une plastique digne de rivaliser avec Brad Pitt. Par contre, je pense que mes lecteurs masculins ne manqueront pas de remarquer la jeune beauté qui s'affiche à ses côtés.
Bah me direz-vous, il y aura toujours dans le sillage des puissants des intrigantes aux penchants de demi-mondaines, prêtes à toutes les promotions canapés pour s'attirer quelque avantage d'une liaison. C'est partiellement vrai, mais les racines du phénomène sont bien plus profondes.
Et certains spécialistes de la biologie du comportement - comme Desmond Morris, l'auteur du 'Singe nu' - se sont penchés sur la question. Allons voir çà de plus près.
Malgré notre civilisation moderne, nos ordinateurs, nos satellites, nos innovations technologiques, et sans vouloir relancer le débat de l'inné et de l'acquis, nous autres humains restons des primates, et il existe une partie de notre cerveau qui se souvient d'un temps reculé où la civilisation, les lois, les concepts philosophiques n'existaient pas. C'est le cerveau primitif ou reptilien, siège de nos réactions instinctives et animales. Oh, nous avons en partie appris à le domestiquer. Notre néo-cortex, cette autre partie du cerveau siège de l'abstraction et de la pensée rationnelle, nous a permis d'établir ces garde-fous que sont l'éthique, la morale, la déontologie, les concepts de Bien et de Mal...tout ce qui empêche nos réactions instinctives de commettre l'irréparable. Comme par example de réduire en bouillie bordelaise le grossier qui vient de nous faire une laide queue de poisson au dernier feu rouge.
Codes, lois morale, autant de garde-fous, donc. Mais bien avant que ces concepts ne soient formulés, ce singe nu qu'est l'être humain existait néanmoins en tant qu'animal grégaire, social, vivant en groupes dont la survie face à un milieu souvent hostile et peuplé d'espèces prédatrices était régie par une hiérarchie primitive.
C'était souvent le règne de la survie du plus apte. Dans cet univers sans pitié, le fort dominait le faible, et les sociétés humaines primitives étaient hautement hiérarchisées, et basées sur des rapports de pouvoir. À la tête du groupe, le mâle et/ou la femelle alpha, l'individu dominant, le chef de tribu. Celui ou celle qui a écrasé la tronche de tous ses rivaux à grands coups de silex. Mais on trouvait sans doute aussi, bien que ce soit moins connu, des formes primitives mais déjà élaborées de sociétés égalitaires et participatives, où les conflits, la concurrence et l'agressivité sont gérées et éliminées non pas via la lutte et la survie du plus fort et du plus apte, mais bien via des comportements pacifiques (sur lesquels je reviendrai dans un instant).
Comme je l'ai dit au départ, à cette époque les concepts abstraits permettant d'hiérarchiser un groupe via un ensemble de valeurs n'étaient que peu développées. Par quel support les délicats équilibres de pouvoir entre individus s'exprimaient-ils donc? C'est bien simple: via l'instinct le plus puissant qui anime toute créature vivante: l'instinct de reproduction. La pulsion élémentaire qui pousse l'un vers l'autre les mâles et femelles d'une espèce, dans le but d'assurer à terme la continuation de cette dernière.
Stop. Arrêt sur image, j'ouvre la parenthèse. Je tiens à préciser que dans ce qui va suivre, je parle bel et bien uniquement d'instinct sexuel, et non d'amour. Car l'attirance physique n'est pas tout, et l'intellectualisation complexe des rapports entre individus qui conduit à des phénomènes d'attirance et d'attachement amoureux vient changer et influencer la donne de manière significative. Mais c'est là un tout autre sujet. Fin de la parenthèse.
Observons donc des groupes de primates, et la manière dont ils expriment leurs rapports et relations sociales..
Voici un groupe de singes bonobos. Tout d'un coup, un conflit survient. Séquences d'aggression, crocs dénudés, cris et pagaïlle. Dans une telle situation, le groupe va résoudre le conflit soit en choisissant un bouc émissaire parmi les membres de la troupe (voui, on ne dit pas une tribu de singes, mais bien une troupe), soit plus fréquemment en pratiquant l'acte sexuel, de façon réelle ou simulée.
Ce serait sympa non, si Homo sapiens pratiquait de même. Imaginez les titres à la une. Au lieu des carnages habituels on aurait droit à ceci:
« Situation tendue au Trucmuchistan. Un avant-poste a été pris d'assaut par un commando de nymphomanes kamikazes. le général Grogourdin a été contraint de durcir ses positions pour faire face à l'assaut. »
Bon, fini de rigoler. Plus sérieusement nous avons ici un exemple de situation type où le comportement sexuel est détourné de son but premier ( la reproduction) pour traduire une interaction sociale.
Allons plus loin. Voici une troupe de chimpanzés ou de gorilles. Monsieur Dos Argenté vient de filer une bonne trempe à ses rivaux, et accède dès lors au statut de mâle alpha, de chef de clan. Tout au moins si aucun autre membre du groupe ne le défie, et - chose primordiale - si ses congénères font publiquement acte d'allégeance et de soumission à son égard. Cà se passe comment? Devinez. Eh oui...dans bon nombre de cas les autres individus, mâles comme femelles d'ailleurs, auront recours à un échange sexuel réel ou simulé avec le mâle alpha afin de manifester leur acceptation du statut dominant du chef de la troupe.
Tout ce que vous devez retenir c'est qu'ici aussi, l'acte sexuel, simulé ou réel, n'est que la façon symbolique par laquelle les rapports hiérarchiques s'expriment dans un groupe de primates donné.
Mais quel rapport avec la politique, la presse people, ou notre intérêt pour les célébrités auréolées par le succès et le pouvoir, me direz-vous ? Qu'est-ce que c'est que cette disgression complètement hors contexte ? Et puis d'ailleurs, on est des êtres humains nous, pas des animaux. Ce genre de comportement, pas de çà chez nous!
Eh ben si mes p'tites cailles, car nous aussi sommes des primates sociaux, et notre cerveau primitif se souvient très bien de l'époque reculée où les rapports entre individus étaient gérés de la même façon que chez les grands primates. Oh oui, notre cerveau reptilien s'en souvient par-fai-te-ment.
La preuve ? Pas de problème. Vous vous souvenez d'Andrée ? Mais si, Andrée...allez, je vais vous rafraîchir la mémoire:
Si c'est pas un grand moment de télévision, çà, non? Et vlan, que je te propose la botte en live et en direct, devant des millions de téléspectateurs. Maintenant, souvenez-vous de tout ce que je viens de vous expliquer au sujet des rapports de hiérarchie s'exprimant via un langage sexualisé. Notre brave Andrée n'a pas vraiment envie de se rouler dans l'herbe avec Sarko. Non, elle vient seulement d'identifier celui qu'elle souhaite comme individu alpha pour diriger la tribu France. Et bien qu'elle ne le sache probablement pas, son cerveau primitif lui a fait envoyer les signaux encodés de manière inconsciente dans le comportement humain depuis des millénaires: elle a donc, en public, symboliquement manifesté son approbation et son allégeance via un langage sexualisé.
(Héhéhé. À mon avis, je viens de réussir à la fois à me mettre à dos les féministes ultra, et à susciter des spasmes de dégoût chez tous les antisarkos rabiques. Uhhm quel bon dimanche que voilà :-)
Du coup, tout se met en place: pourquoi nous intéressons-nous à la vie privée des célébrités ? Tout simplement parce que la sexualité sous-jacente qu'elle sous-entend a dans notre cerveau reptilien un écho ancestral. Et pourquoi certains et certaines d'entre nous trouvent-ils le pouvoir sexy ? Exactement pour la même raison, à savoir que le pouvoir détient, depuis la nuit des temps, une charge sexuelle symbolique à laquelle nous sommes sensibles, même sous le vernis épais de la civilisation et des divers tabous sociétaux et religieux que nous avons pu créer. Ils ne nous empêcheront jamais de rester des êtres de chair et de sang, même si nous n'en avons pas toujours conscience.
RoseNoire.
17:35 Publié dans Sociologie de comptoir. | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène, Sarkozy, Chabal, Kissinger, Desmond Morris, sexe, pouvoir
vendredi, 19 octobre 2007
Quelques niouzz vite fait.
Pardon, s'cuzez de déranger pendant votre séance radio-potins autour de la machine à café. Pas le temps de m'attarder de toute façon, alors juste 2 petits liens vite fait.
Et zou, un accord sur un traité européen simplifié adopté cette nuit à Lisbonne. Et pschiit, en plein mouvement de grève, la belle unité du mur syndical se brise déjà. Au temps pour le secrétaire général de FGAAC qui vient de se dépantalonner après avoir déclaré en début de semaine que son mouvement optait pour une grève « dure, longue et forte ». Ben au plus chaud de l'action, la grève devint donc molle, courte et brève. Comme quoi c'est quand c'est chaud que çà plie, hein.
Et tout çà tranquilos pendant que vous êtes occupés à discuter de qui couche avec qui, qui ne couche plus avec qui, et de l'opportunité d'annoncer maintenant qui ne couche plus avec qui. Les chiens aboient, la caravane passe.
Allez, salut les blaireaux, je vous laisse pipoliser, je ne faisais que passer de toute façon. Bien le bonjour.
RoseNoire.
13:41 Publié dans Café du Commerce. | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : traité européen simplifié, traité Lisbonne, grève, régimes spéciaux, FGAAC
mercredi, 17 octobre 2007
Jeudi noir, sexe, pouvoir et loi de Murphy.
Vous connaissez, je pense, la loi de Murphy - également connue sous le doux nom de Loi de l'Emmerdement maximum - et ses nombreuses variations sur le thème de l'accumulation de circonstances fâcheuses. Pourquoi est-ce toujours lorsque le temps libre me manque que les sujets bloguables se bousculent dans ma tête? Pourquoi le temps n'est-il pas semblable à ces montres molles peintes par Dali, à savoir extensible et malléable à volonté?
J'aurais voulu, cette semaine, vous faire partager mes réflexions sur la grève annoncée pour demain. Trop tard, Toréador l'a fait à ma place.
J'aurais également voulu écrire un billet un peu impertinent mais néanmoins sérieux, analysant sous l'angle de la biologie du comportement ce qui nous pousse à nous intéresser à la vie privée des célébrités et autres personnalités publiques plutôt qu'à celle de monsieur et madame Toulmonde. Mais rassurez-vous...vous n'échapperez pas à l'avenir à ce billet traitant de sexe et de politique. Ne levez pas les yeux au ciel: il y a parfaitement moyen d'aborder la question sans tomber dans les gauloiseries et les ragots people. Je vous le prouverai.
Hélàs le temps me manque, et j'en suis réduite à...écrire un billet expliquant pourquoi je n'écris pas de billet. Absurde n'est il pas? Mais j'en suis là...avec l'impression qu'à travers la lucarne de mon PC, mon blog négligé pour quelques jours me sussure d'une voix accusatrice: « écriiis, RoseNoire.....écris... »
Peut-être devrais-je envisager une thérapie ciblée sur les comportements addictifs sur internet. En attendant, je vous remercie de votre patience, et quitte à faire du remplissage, je vous offre pour patienter cette calligraphie de circonstance:
14:43 Publié dans Café du Commerce. | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : grève 18 octobre, régimes spéciaux, sexe, politique, rumeur
vendredi, 12 octobre 2007
Long weekend.
Une petite pause, loin du tumulte de la ville et de l'agitation médiatique...
À vous revoir la semaine prochaine, probablement mardi ou mercredi. Soyez sages...et si vous n'êtes pas sages, soyez prudents ;-)
Je ne m'inquiète pas trop pour vous. Je ne doute pas que les habituels spécialistes de l'information intéressante et du débat politique de haut niveau trouveront un sujet capable de vous divertir en cette fin de semaine.
RoseNoire.
09:45 Publié dans Humeur du jour. | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note




