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dimanche, 25 novembre 2007
Ode à la France qui se lève tôt.
18:24 Publié dans Humeur du jour. | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : shadoks
Brèves de cyber-comptoir.
Eh oui. Depuis 3 semaines, vous avez pu remarquer que je lave mon blog avec mire couleurs. Pas de canaux d'émission disponibles, service minimum, billets aussi rares et aléatoires qu'une rame de la RATP.
Et jusqu'au 21 décembre (une des dates fatidiques autour de laquelle s'articule le futur de ma vie professionnelle) inutile de se leurrer: les choses iront en empirant, et ce 7 jours sur 7.
Étalée sur la table du salon, l'épaisseur indécente de divers cours de législation sociale et autres joyeusetés administratives me lorgne du haut de ses 450 pages et m'avertit: t'as intérêt à m'avaler et à me digérer d'ici la mi-décembre, or else...
Autre conséquence logique de la démarche que j'ai entreprise, les premiers fruits qui commencent à tomber dans mon escarcelle sous forme d'entretiens d'embauche. Trois, entre mardi et vendredi prochain. Le temps défile, à la fois accéléré et comme ralenti. J'ai atteint ce niveau
de détachement de l'esprit d'où tout stress a disparu. L'univers s'est rétréci en cette fenêtre de tir magique, où plus rien n'existe que mes sens aiguisés et mon but, la cible devant moi. Je suis Luke Skywalker dans la tranchée de l'Étoile de la Mort, et je vais balancer ma torpille exactement là où je la veux. Mon geste sera d'une beauté épurée. Ma trajectoire, parfaite.
Ou bien je me crasherai lamentablement. C'est selon.
Bien...je suppose que vous avez une idée du nombre d'heures de sommeil qui me manquent pour en arriver a écrire des trucs pareils, mdr! :-D
Mais en tout cas, inutile de se torturer davantage et de faire de ce blog un tracas superflu dans un agenda surchargé. Je n'écrirai rien de très fouillé ici avant Noël, voire même plus tard si j'ai l'occasion de prendre quelques jours de congé. Chose qui est loin d'être gagnée, d'ailleurs. J'avais largement sous-estimé ce qu'allaient être les deux derniers mois de 2007.
Je passe donc en mode furtif: si je laisserai certainement encore des commentaires de ci, de là sur certains blogs que je visite, chez moi ce sera un menu ultralight.
En attendant, quelques bonne feuilles, glanées de ci, de là dans les niouzz et les blogs, et qui ont eu l'effet salutaire de me faire rire cette semaine.
Verbatim.
« C'est la rue qui va parler. On descendra dans la rue bientôt, çà s'est toujours passé comme çà et à chaque fois on a fait plier tous les premiers ministres. Donc de toute façon çà continuera comme çà! »
(Un délégué syndical de la SNCF à Nicolas Sarkozy, fin octobre à Saint-Denis.)
Je vous avais posté la vidéo de ce face-à-face là. Et faut dire que je me la suis passée et repassée plusieurs fois ce weekend avec un petit sourire en coin. Mais bon, fidèle à ma réputation de casseuse d'ambiance, je tiens à rappeler qu'il n'y a pas de quoi danser tous nus en poussant des cris de victoire, hein. Faut voir ce qui va se négocier au niveau des compensations et des décotes.

« Le Modem : laissez-moi rire. Le parti n'existe même pas encore officiellement que le Modem strasbourgeois se déchire déjà en factions. Pour un parti microparlementaire qui ne tire sa gloire que d'être écrasé entre les deux fesses bien fermes du postérieur UMPS, c'est pas glorieux. »
(Publié sur Le bal des dégueulasses. La métaphore fessière est particulièrement pertinente et m'a fait abondamment rigoler.)

Et le meilleur pour la fin:
« ...la blogosphère, c'est pour l'essentiel un gros bocal clos où les gens passent un temps fou à s'admirer le nombril. Ben si. L'exemple des bouffis qui s'auto-proclament "blogueurs influents" est à ce titre à mourir de rire : qui sont ces pignoufs ? Travaillant pour l'essentiel dans le parasitisme communicationel, s'entre-linkant joyeusement entre eux et vivant dans trois rues à Paris, leur seul talent semble leur capacité à "réseauter" un maximum pour se convaincre qu'ils sont de l'importance...(.../...)...Ce qui donne régulièrement lieu à ces guéguerres où le comble du grotesque est régulièrement atteint, et qu'on s'invective par clavier interposé, et qu'on s'auto-ostracise à coups de pixels, et que franchement, quand on assiste à ça, on aimerait bien qu'ils règlent ça au rasoir sur un terrain vague, ça serait beaucoup plus fun... »
Ouîî! Smells like goulag spirit. Et je suis d'accord. À la virgule près. Même si c'est CSP qui l'écrit. Visitez son blog, si vous l'osez. Il redonne une toute nouvelle définition à la méchanceté et au politiquement incorrect. Quand j'en ai marre du Fig'Mag et de Valeurs Actuelles, j'vais me prendre une bonne bolée d'injures chez lui. Cà fait circuler le sang :-D
Allez, c'est tout pour cette semaine...à bientôt j'espère, et merci de votre fidélité. Au fait, ce blog a exactement 9 mois depuis vendredi. L'enfant et la mère se portent bien, quoique cette dernière soit légèrement surmenée.
RoseNoire.
17:15 Publié dans Café du Commerce. | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Grève, Sarkozy, Modem, blogueurs influents, Star Wars, Luke Skywalker
dimanche, 18 novembre 2007
Requiem pour un blog.
Je viens de trouver l'info chez Koz.
Je me permets de le citer, et voilà ce qu'il nous dit: « ____, c'est donc fini, notamment parce que de minables petits fascistes de gauche ont estimé qu’il relevait de leur mission de révéler au “monde” l’identité du principal contributeur...»
Toute l'histoire est expliquée ici. (edit du 19/11: Koz a visiblement supprimé son billet)
_____ , c'est un blog que je lisais. L'actualité vue d'un point de vue libéral, et commentée par plusieurs expatriés français. Il se trouve toujours dans ma blogroll, mais est désormais abandonné et vidé de son contenu. Je me demandais pourquoi plus aucun billet n'était publié depuis octobre. Eh bien, maintenant je sais pourquoi: nous devons ce bel exemple de tolérance - y a des maisons pour çà, dit-on - aux petites frappes d'Intox2007. Pas la peine de faire un lien vers leur diahrée virtuelle, vous en trouverez les traces sans problème. Les plus courageux d'entre vous iront d'eux-mêmes se rendre compte de la vulgarité de leurs aboiements de petits roquets haineux.
Sans commentaire.
D'ailleurs, y a pas de commentaire à faire. Tout simplement parce qu'il n'y a pas un seul mot qui me vienne à l'esprit qui ne soit pas une grossièreté.
RoseNoire.
Mise à jour, ce lundi 19:
Le blog ____ était écrit par un collectif. Le principal contributeur tenait à rester anonyme, pour des raisons qui lui sont propres. Lors d'une récente édition parisienne de la République des Blogs, ce blogueur a apparemment été repéré et identifié par nos petites émules du Guépéou, qui se sont empressées de révéler son identité sur leur blog. Le grand Charles évoque d'ailleurs dans ce billet les bienfaits du boycott des mondainités. Il n'a pas tort.
D'après ce que j'ai pu lire, cet incident ne serait pas la seule raison de l'arrêt du blog ____, mais constituerait néanmoins un facteur déterminant.
Cerise sur le gâteau: la victime de ce coming out forcé a demandé expressément qu'aucune publicité ne soit faite autour de cette affaire. Je me sens donc moralement obligée de respecter sa volonté, et de supprimer les références à son blog.
Oh, une petite précision pour terminer. Voici un message destiné aux terroristes intellectuels responsables de cette histoire. Vous êtes en train de ricaner derrière vos claviers? Ne ricanez pas trop.
Je travaille entre autres dans le milieu parlementaire. Nos administrateurs réseau disposent, pour raisons de sécurité, de systèmes de veille internet et d'identification des trolls bien plus efficaces que ce que tous mes maigres talents pourraient conjurer.
Si quelqu'un essaie de jouer au petit révolutionnaire à deux balles et de me jouer un tour similaire, il ne lui restera même pas les yeux pour pleurer.
Si vous croyez que je plaisante, vous savez ce qui vous reste à faire pour vérifer. If you want some, come and get some.
22:45 Publié dans Café du Commerce. | Lien permanent | Commentaires (24) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fascistes de gauche, what's next, chienlit, gauchistes, connards
35.000 en noir-jaune-rouge.
Bien sûr, mes loyautés sont ailleurs. Bien sûr, je suis républicaine. Bien sûr, j'ai deux amours: Jérusalem et Paris.
Mais quand même.
La Belgique m'a vu naître, j'y ai grandi, étudié, vécu, travaillé, aimé. Et je sais ce que le sentiment national et l'amour de son pays veulent dire.
Alors franchement, au nom de tous mes amis, au nom des moules, des frites, de la bière, des croquettes aux crevettes, des gaufres de chez Siska, des glaces de chez Verdonck, des speculoos de chez Dandoy, au nom de tous les godverdomme, des oufti, des amaï, des p'tites gayolles, des schieven architek et des nondedjeu...je me serais sentie un peu coupable de ne pas être là, avec les 35.000 qui défilaient en noir-jaune-rouge dans les rues de Bruxelles, pour l'unité du pays. Les détails ici.
Bien bien, je vous laisse: pas d'analyse pointue pour ce soir. La manif s'est terminée à la Belge, avec une grande fête populaire, et dans une ambiance de kermesse aux boudins. La bière et le péquet (alcool de genièvre), çà allait à peu près, par contre je ne suis pas sûre que couronner le tout avec du vin chaud était une bonne idée...j'espère que les frites à la sauce riche ne vont pas manifester des velléités séparatistes d'avec mon estomac.
Cela casserait un peu l'ambiance ;-)
Ah mais, attendez: on dirait qu'à Paris aussi, y avait de l'ambiance aujourd'hui :-)
Bah, c'est bien, mais ils ont quand même l'air beaucoup moins saoûls nombreux...
Rhôlàlà, j'ai un peu l'impression que mon clavier s'est transformé en clavier QWERTY durant mon absence. Et il me semble que le sol de mon appartement ne soit pas totalement stable. Je crois que je devrais aller me coucher. Farpaitement. Demain sera un autre jour. Et nous serons tous bitus. Mais nous resterons dignes.
RoseNoire.
(Retrouvez cet article sur Medium4You.)
17:55 Publié dans Belgitude. | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Belgique, manifestation, unité, stop la grève, contre grève, régimes spéciaux
dimanche, 11 novembre 2007
Novembre couleur café: noir et brûlant.
Sale semaine, sale temps, pluies et tempêtes annoncées, tant dans la météo que dans l'actualité.
Oui, chers blogolecteurs, je suis toujours là, et après ces jours de silence voici venu le temps de vous donner une preuve de vie. Autant vous le dire tout de suite: la situation est encore pire que ce que j'avais prévu. Une machine infernale semble s'être enclenchée, Alice est tombée dans le terrier, à la poursuite du lapin blanc et comme lui toujours en retard...bref, depuis une semaine une faille spatio-temporelle semble s'être ouverte sous mes pieds.
À une présence professionnelle loin des bureaux s'ajoutent les cours du soir. Et à ces derniers s'ajoutent la partie de l'équation que j'avais sous-estimée: l'examen qui se profile juste avant Noël. Me voilà de retour sur les bancs de l'école...temps libre, weekend ? Fi donc ! Car il faut étudier, potasser, remettre des rapports.
La mention même des mots « 35 heures de travail par semaine » m'arrache des gloussement de rire nerveux et hystériques.
Ultime sanctuaire à préserver dans cette course un peu folle qui va durer 6 semaines: la sphère privée et familiale, à sauvegarder coûte que coûte. Et victime collatérale provisoire: ce pauvre blog, qui pousse des cris de tamagouchi esseulé, et dont les statistiques accusatrices montrent des visiteurs, fidèles malgré tout, qui me font l'amitié de passer chaque jour pour ne trouver, hélàs, aucune lecture à se mettre sous la dent.
Pourtant, il y aurait bien des choses à écrire, mais et le temps et le recul nécessaire à l'analyse me manquent pour faire autre chose que paraphraser brièvement l'actualité.
Tout d'abord, les contacts professionnels que je suis en train de prendre me serviront peut être bientôt...et à vrai dire ils ne sont pas le fruit du hasard. Car peut être que ce qui va suivre n'est que la conséquence d'une fatigue passagère, qui transforme les tracas en prophéties de fin du monde, mais...
En direct de votre correspondante de Bruxelles...bienvenue en Belgislavie. Ou en tchécoslo-belgi-slovaquie, c'est selon. Car qu'on le veuille ou non, la « Belgique de papa » a vécu. Peu importe les murmures autistes et rassurants de ceux qui jouent depuis de nombreux mois à la politique de l'autruche...la création artificielle qui, en 1830, colla ensemble deux peuples à la culture, à la langue et aux traditions bien différentes est en train de se déliter.
J'ai pensé un instant me lancer dans des explications destinées à mes lecteurs français, explications visant à décrire l'hydre à 6 têtes qu'est l'État belge avec ses 3 Communautés et ses 3 Régions. Mais contempler de trop près ce monstre multiforme et hypertrophié est une épreuve au delà des capacités de résistance de tout libéral qui se respecte. Quant à décrire les racines historiques et les multiples épisodes chahutés qui menèrent à la crise actuelle...ni un livre ni mes maigres talents de chroniqueuse n'y suffiraient.
Toujours est-il que, confronté à une des plus graves crises institutionnelles de sa courte histoire, le Royaume de Belgique m'apparaît désormais comme un patient en état de mort clinique. Seul le mouvement mécanique et artificiel du respirateur donne encore l'illusion de la vie. Mais le patient est en état de coma dépassé. Oh, cet état de fait peut encore durer des mois, voire des années...ou au contraire se dégrader brutalement, mais cela ne changera rien à l'affaire.
Remember, remember, the 7th of November. Pour la première fois, des bancs de la gauche à ceux de l'extrème-droite, une communauté linguistique vote comme un seul homme contre une autre, abandonnant l'habituelle tendance au « compromis à la belge » pour choisir la voie de la confrontation, du blocage institutionnel et de la crise de régime.
Quand exactement ce ballet grotesque a-t-il cessé de m'intéresser ? De quand date mon premier rictus de dégoût face à une classe politique qui privilégie les querelles de clocher aux problèmes économiques et sociaux ? Combien de fois ne me suis-je pas révoltée contre le scrutin proportionnel, qui donne lieu à la nécessité de mettre sur pied des coalitions aussi incontournables que contre-nature ?
Je n'ai pas peur de le dire: à l'heure où investisseurs et industriels commencent à considérer ce bateau sans capitaine comme une zone à risque, il devient plus que temps de songer à se barrer d'ici avant de se retrouver dans un imbroglio invivable tant politiquement qu'économiquement. Et les diverses démarches professionnelles que j'ai entreprises vont dans ce sens, bien qu'il soit encore trop tôt pour faire état des détails dans ces colonnes.
Il y aurait aussi beaucoup de choses à écrire sur la semaine sociale noire qui se profile en France. RATP, SNCF, étudiants, fonctionnaires...autant de ruissaux qui convergent et finiront sans doute par former une bonne grosse rivière en crue, qui frappera de plein fouet le mur gouvernemental. Je ne crois pas beaucoup me tromper en prévoyant non pas quelques petites grévounettes, mais un conflit dur et qui va durer.
Là aussi, je pensais bien que le clash, le bras de fer, l'épreuve de force surviendrait. Et au fond de moi, il faut bien avouer que je l'espérais. Car voilà l'instant de vérité, le test acide, l'épreuve du feu. Les deux parties en présence - gouvernement et syndicats - ne peuvent ni l'une ni l'autre reculer, pas après avoir autant martelé qu'ils ne céderaient pas.
Le conflit risque de s'éterniser. L'économie morflera. La grogne se fera entendre. Les cotes de popularité plongeront.
Pour le gouvernement, peu d'options possibles: en cas de conflit de longue durée, c'est soit la thatchérisation, soit la chiraquisation. Et sous peine de mort politique, il faudra tenir.
Et croyez pas que l'imminence du clash me flanque les chocottes, hein. L'odeur de la poudre, j'adore çà. D'ailleurs, quelque part, j'aimerais être sur place. Mais pas devant la télé, hein. Comme au bon vieux temps des manifs de soutien au gouvernement, oh pas ici en Europe hein, je me fais pas trop d'illusions. Non, celles dont je me souviens, quand j'habitais de l'autre côté de la Méditerranée.
Mmh, çà c'étaient des contre-grèves. Des vraies. Des tellement moins carré Hermès et mocassins Burlington. Des tellement plus...comment dire...folkloriques. Pff, décidément le climat automnal ne me vaut rien, pour que j'en vienne à ressasser de pareils souvenirs...
RoseNoire.
(Qui se rend bien compte du caractère brouillon et peu fouillé de ce billet. Mais c'est tout ce que j'arrive à griffoner pour l'instant! ;-)
19:55 Publié dans Humeur du jour. | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Belgique, querelles linguistiques, grève
mardi, 06 novembre 2007
Au pied du mur.
Un titre de billet identique à celui posté par Koz il y a quelques semaines...titre qui m'avait interpellée, vu que je savais que le même sort m'attendait en ce début novembre. Ouvrons une petite parenthèse...
Jusqu'ici, bloguer était assez facile: mon outil de travail, c'est mon ordinateur et sa connexion internet. De plus, je peux me permettre de travailler à domicile environ 70 % de mon temps. Une situation idéale: rien de plus simple que de me maintenir au courant de l'actualité, d'organiser mes horaires comme je veux, et de m'égarer à loisir dans les méandres de la blogosphère.
Mais à dater de ce jour, les choses ont changé. Un projet professionnel qui me tient à coeur vient de me ramener sur le terrain, loin des bureaux, loin d'un travail assez livresque qui avait fini par me lasser. À cela s'ajoutent pour faire bonne mesure, des cours du soir plusieurs fois par semaine.
Et la conclusion s'impose: me voilà bel et bien au pied du mur pour ce qui est de concilier vie privée, professionnelle et blogging. Non, ce billet n'est pas une de mes fausses sorties, et j'ai bien l'intention de continuer à alimenter ce blog. Simplement, il va me falloir un peu de temps pour trouver mes nouvelles marques, et il est clair que la fréquence de publication risque de se modifier quelque peu. Il y a une vie en dehors de la blogosphère, et je pense que vous me comprendrez si je vous dis qu'en rentrant chez moi après mes cours du soir...allumer l'ordinateur ne figurera pas systématiquement parmi mes priorités ;-) Je vis dans un monde fait d'êtres de chair et de sang...et non dans un univers virtuel.
Je ne pourrai donc probablement plus réagir avec autant de rapidité à l'actualité. Mais à quelque chose malheur est bon: sans doute ce recul contraint et forcé me donnera-t-il l'envie d'écrire des billets un peu plus fouillés, et également d'aborder plus en détail certains problèmes de société qui me tiennent à coeur.
J'ai déjà abordé ce tournant en parlant par exemple des définitions scientifiques du racisme, de l'instrumentalisation de ce dernier, ou encore de l'attrait du citoyen lambda pour les célébrités et personnages publics.
Non, vous n'êtes pas débarrassés de moi. Je crois aux forces de l'esprit, je ne vous quitte pas ;-)
Je serai bientôt de retour. Tout aussi fort. Tout aussi vite. Toute aussi ironique. Toute aussi énervée. À très vite, et en route pour de nouvelles aventures !
RoseNoire.

11:50 Publié dans Humeur du jour. | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blogosphère, bloguer, blog, blogging
dimanche, 04 novembre 2007
Après la première à gauche, tournez à droite...
Connaissez-vous Claude Eerdekens ? Député PS, bourgmestre d'Andenne, et ancien Ministre de la Fonction publique et des Sports au Parlement de la Communauté Française ?
Il a donné récemment un interview à l'hebdomadaire satirique PAN. Je lis régulièrement cette feuille de chou, mais cette édition m'avait échappée, et c'est le blog d'opinion Je suis Belge mais je me soigne, tenu par un sympathique quinquagénaire passionné d'actualité française et belge qui a attiré mon attention sur cette interview (d)étonnante.
Quelques extraits des déclarations de Claude Eerdekens...sans commentaire:
« Je préfère la France de Sarkozy à la Flandre d'Yves Leterme. »
« Dire non au marché, ça c'est Besancenot en France, c'est la LCR. C'est la chienlit, comme dirait le Général de Gaulle. »
« Si j'avais été Français, j'aurais probablement été gaulliste. »
« ...(je préfère) Didier Reynders (Président du MR, libéraux) à Joëlle Milquet (Présidente du CDh, centre-gauche). Je ne diabolise pas Didier Reynders, comme certains le font au PS. »
Ouhlà.
Deux possibilités, ici.
1) Ce bon Claude a fumé la moquette.
2) La Gauche française est une des seules - si pas la seule - d'Europe à s'enferrer dans des stratégies de diabolisation de la Droite. Ce dont, quand même, on commençait à se douter quelque peu. Et qui, peut être, contribuerait à expliquer les vestes électorales en série qu'elle se prend lorsqu'elle use de cette stratégie. Enfin moi, c'que j'en dis...
RoseNoire.
(Retrouvez la totalité de l'interview de Claude Eerdekens ici. Il y expose notammant son analyse de l'état des gauches européennes. Intéressant.)
19:05 Publié dans Belgitude. | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note | Tags : Claude Eerdekens, Didier Reynders, Joëlle Milquet, Yves Leterme, Sarkozy, Belgique, MR
Mehmet Koksal et le silence des pantoufles.
Vous savez à présent avec quelle délectation j'aime à flageller l'anti-fascisme de pacotille. Mais maintenant, il est l'heure de parler du fascisme. Du vrai, du pur, du dur, du tatoué, complet avec exemples pratiques de ses méthodes d'action. Et pour cela, je choisis comme point de départ de réflexion un fait d'actualité qui, même s'il a eu lieu à Bruxelles, donne lieu à un malaise qui peut être ressenti par tout lecteur.
Tu as beau rire, charmante Elvire, les Loups sont entrés dans Bruxelles...
Serge Reggiani - Les loups sont entrés dans Paris
envoyé par Rick42
C'est arrivé près de chez moi, le 21 octobre. Le journaliste-blogueur belge d'origine turque Mehmet Koksal, membre du Conseil de direction de l'Association des Journalistes professionnels de Belgique, assiste à une manifestation devant l'Ambassade des Etats-Unis. Les manifestants sont membres des Loups Gris, une mouvance internationale d'extrême-droite turque liée aux ultranationalistes du MHP (Parti d'Action Nationaliste).
Bien mal lui en prend. Rendu célèbre par ses nombreux articles dénonçant les relations incestueuses de nombreux partis démocratiques belges avec le nationalisme extrémiste turc, Mehmet est reconnu par certains des manifestants. S'ensuit une course-poursuite dans les rues du quartier. Le compte-rendu fait par Mehmet sur son blog donne froid dans le dos: il tente de trouver refuge dans une voiture de patrouille de la police. En vain: les portières de cette dernière resteront closes, et Mehmet n'échappera pas à un tabassage en règle...sous les yeux même des représentants de l'ordre, qui ne lèveront ni leur petit doigt, ni leur arme de service pour le protéger.
Et les choses n'en resteront pas là: la manifestation va rapidement tourner à la violence. Non pas la violence aveugle d'une nuit d'émeute dans un quartier difficile...non: la violence raciste, ethniquement ciblée. Les déprédations avaient commencé devant l'ambassade américaine...voilà maintenant que les Loups Gris vont trouver sur leur passage un café arménien. L'ennemi héréditaire, la cible de toutes les haines. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, la manif va tourner à la Nuit de Cristal, et le café arménien sera saccagé:
Bruxelles : attaque des loups gris sur un café arménien
envoyé par haytad
À ce stade, le débat pourrait se ramifier en plusieurs directions. Il y aurait bien des choses à dire sur ceux qui importent dans nos frontières des conflits situés à des milliers de kilomètres d'ici. Ou, comme le souligne fort bien Mehmet Koksal dans ses articles, sur la présence dans les rangs de tous les partis démocratiques - de la gauche à la droite en passant par le centre, d'élus et de membres belgo-turcs défrayant régulièrement la chronique de part leurs déclarations nationalistes et négationistes. Mais c'est d'autre chose que je choisis de vous parler maintenant.
Le silence des pantoufles.
Je ne peux effacer de mon esprit l'image de Mehmet Koksal tentant d'échapper à ses agresseurs, et demandant en vain l'aide de cette policière claquemurée dans sa voiture de patrouille. Bien sûr, les manifestants étaient en surnombre. Mais il suffisait d'ouvrir la portière à Mehmet, et dégager de là sur les chapeaux de roue. La policière était-elle seule dans la voiture? A-t-elle paniqué, ce qui est humain? Je ne sais pas. Mais sans vouloir juger, je me demande ce qui se passait dans la tête de notre pauvre journaliste, lorsqu'une vingtaine de fachos surexcités se payaient un petit pogrom, et que les coups pleuvaient dru.
Et que dire de l'état d'esprit du patron de café arménien, à la vue de la quarantaine de flics immobiles alors que des brutes à qui il ne manquait qu'une chemise noire ou brune fracassaient sa vitrine et mettaient à sac son bistrot...tout simplement parce qu'il était tenu par un Arménien.
Tant Mehmet que ce commerçant imaginaient sans doute qu'ils vivaient dans un pays garant des libertés démocratique. Aha! J'en rirais presque, si je n'avais autant envie de gerber.
Et quitte à être dégoûtée, autant aller jusqu'au bout, et me faire l'écho des déclarations entendues dans la presse ou lues sur divers blogs. Car enfin, qu'est-ce qui est passé par la tête de Mehmet d'aller traîner dans le coin, alors qu'il savait bien que l'extrême-droite turque ne l'aimait guère? Et de la part de la police, c'est croquignolet aussi: ouîîî maîîs faut pas une présence policière trop visible, parce que cela risque d'exciter davantage des énergumènes déjà bien excités.
Bon. S'cuzez un instant. Ohlàlàà...je sens que:
Urk. Désolée, mais ce genre d'attitude, ça commence à devenir trop. Décidément, l'esprit capitulard de Munich a encore de beaux jours devant lui. Face à l'inacceptable, face à ceux qui n'hésitent ni à inciter à la haine ethnique, ni à clamer haut et fort que les 1.500.000 Arméniens tués en 1915, c'est des bobards largement exagérés, ni à user de violence...qu'est-ce qu'on fait ? On se couche. On minimise. On se déculotte en disant ouii, ces gens sont méchants, alors on ne va pas les provoquer, quand même?
Gerbique. Lâche. Nauséabond! Pire encore: dangereux.
Oui, dans ce genre de situation j'ai mal à ma démocratie. Lorsqu'elle ne se donne pas les moyens de se défendre contre ceux qui la nient et s'en servent pour répandre impunément leurs théories totalitaires et leurs pratiques de fachos...elle n'est qu'une marionette émasculée, sans colonne vertébrale ni système immunitaire.
Elle montre son ventre mou, son talon d'Achille: sa faculté de nourrir en son sein, sous prétexte de liberté d'expression, les forces mêmes qui ne rêvent que de sa destruction.
Et là...y a quand même un sérieux problème. Peur de provoquer ces pauvres petits fachos? Mais c'est à coup de tonfa que je te me les calmerais, moi. Après tout, c'est probablement le seul langage qu'eux et leurs pareils comprennent!
Et ce n'est pas tout: accablé de menaces depuis cet incident, Mehmet Koksal vient de se résigner à fermer son excellent blog, que je n'ai hélàs découvert qu'à la lumière de cette triste histoire.
Où sont les pétitions? Où sont les manifestations de soutien? Où sont les protestations des belles âmes si promptes à afficher leur indignation vis-à-vis de ce qui se passe par exemple en Birmanie, par un widget sur leur blog? Ou autre salade du genre, qui ne sert à rien d'autre qu'à se donner bonne conscience? Ouah moi, je suis 'hachement conscientisé tu vois, je manifeste pour les moines birmans, pour les Tibétains, trop top grave c'que je suis un citoyen vigilant. Humanistes de salon, activistes de comptoir, và!
Mais ce qui se passe à ma porte...là ils passent leur chemin en sifflotant.
Décidément, cette vieille affiche d'un collectif libertaire qui orna longtemps ma chambre d'adolescente est toujours d'actualité. Elle disait:
Ce n'est pas tant le bruit des bottes qu'il faille craindre...mais bien le silence des pantoufles!
RoseNoire.
(Si quelqu'un a connaissance d'une action de soutien - ne fût-ce que lui envoyer un courrier - menée en faveur de Mehmet Koksal, ou souhaite en diffuser ou en créer une...mon email est sur ce blog. Avis aux rigolos que croiraient malin de m'envoyer des menaces: il y a moyen de localiser la provenance d'un email. Toute tentative de ce genre, et je vous brise en deux par voie juridique. Don't fuck with me.)
15:20 Publié dans Belgitude. | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Mehmet Koksal, humeur allochtone, fascisme, loups gris, Turquie, Arménie, génocide arménien
samedi, 03 novembre 2007
Variations kiwisiennes.
Juste pour le plaisir de faire un p'tit clin d'oeil à Andy Warhol...et à mes compères blogueurs disparus...de plus je trouve la photo originale fort belle. Cliquez dessus pour pouvoir sauvegarder l'image grand format, elle vous fera un chouette fond d'écran acidulé :-D
RoseNoire
15:05 Publié dans Humeur du jour. | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : kiwi, kiwis, cercle des blogueurs disparus, Andy Warhol
jeudi, 01 novembre 2007
L'Express, journal raciste? N'importenawak.
Thanksgiving et Noël sont encore loin, mais cette année, les gallinacées arrivent de bonne heure. Je ne sais pas pourquoi je pense à ça, tout à coup...passons.
Après Sainte Marie-Ségolène de Solférino, qui qualifiait les éléphants du PS de racistes anti-femmes suite aux attaques dont elle était l'objet via divers livres analysant la campagne présidentielle, c'est au tour de Rachida Dati de se faire prendre en flag' d'utilisation abusive et détournée du terme « racisme ».
Ce serait le magazine « L'Express » qui serait coupable de cet affreux méfait, en reprenant la polémique concernant les diplômes de la Garde des Sceaux. L'ennui, c'est que je n'ai pas cru remarquer que cette publication se soit métamorphosée en version moderne du « Der Stürmer ». Que c'est gueux de moi.
Cornegidouille et vertugadin, mes soeurettes! Faut classer vos neurones par ordre alphabétique, là. Ou alors le QI féminin en milieu politique a subi une chute drastique depuis la dernière fois que j'ai vérifié ?


Parce que là, question lieu commun et victimisation à outrance, vous nous faites la stéréo. Et l'instrumentalisation systématique du racisme afin de passer pour une pôôôvre petite Calimérote, j'ai déjà expliqué tout le mal que j'en pensais ici. Devrais-je rajouter en outre que cette manie qu'ont certaines personnes d'origine immigrée (ou juive, ou jaune, ou vert à pois mauves) de gueuler au racisme à la moindre remarque se teinte d'un délicat fumet de communautarisme qui m'est absolument insupportable ?
Ahh y a rien à faire...les attitudes et les déclarations conn foutraques, moi ça m'insupporte, d'où qu'elles viennent. D'ailleurs, le prochain billet bête et méchant, je me paie Martinon. C'est plus fort que moi, rien que de voir sa tronche j'ai presque envie de voter à gauche. Faut que ça cesse, crénom de nom.
RoseNoire.
(Ahh. Rien de tel qu'une femme pour dire du mal des autres femmes. Ehehehhhh...)
(Retrouvez ce billet sur Medium4You, section « Coup de gueule » du jour.)
22:35 Publié dans Chroniques bêtes et méchantes. | Lien permanent | Commentaires (21) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène Royal, Rachida Dati, racisme, L'Express raciste, l'Express racisme











