« 2008-03 | Page d'accueil | 2008-06 »

vendredi, 23 mai 2008

Menteurs menteurs!

Ceci est un caniveau puant, délétère et nauséabond:
 
545602881.jpg
 
Ceci aussi:
577249137.jpg
 
Jeudi dernier, Le Nouvel Obs commettait le texte suivant:
 

« Les nouveaux connards de Sarkozy.

Nicolas Sarkozy a toujours autant de mal à se faire au style présidentiel. “Putain les mecs, il fait chaud, on se fout sur la terrasse !”, a-t-il lancé, lundi 5 mai, à quelques journalistes spécialistes des questions européennes qu’il avait invité pour une rencontre informelle à l’Elysée. L’entretien s’est déroulé dans la bonne humeur jusqu’à ce qu’un des reporters s’avise d’interroger Sarkozy sur sa pusillanimité à propos des droits de l’homme en Tunisie. Réponse du président : « Rien à foutre, de toute manière, ce ne sont que des connards qui posent des questions à la con… ” ».

L'ennui, c'est qu'il n'y a pas un mot de vrai dans l'histoire. Ce n'est qu'un tissu de mensonges inventés mot pour mot, comme nous l'explique Jean Quatremer, qui était présent. Et bon an, mal an, le Nouvel Obs fut forcé de reconnaître son « erreur ».

Tout autre commentaire serait absolument superfétatoire. 
 
Oh ben si tiens: un, pour la route. Un canard usant de tels procédés n'est rien d'autre que du papier torche-cul. Et encore, je me garderais bien de l'employer à cet usage: mes fesses valent beaucoup mieux que çà.
 
 
Internecivus raptus.
 
1033551098.JPG
 
(Lire aussi l'analyse de Koz, un monsieur beaucoup moins sanguin et beaucoup plus poli que moi ;-)
 

jeudi, 22 mai 2008

Il faut achever le soldat PS.

654668141.jpgEt c'est ainsi que, en ce 22ème jour du 5ème mois de l'an de grâce 2008, Internecivus raptus se tint à nouveau sur le promontoire escarpé dominant la mer houleuse où, rivalisant souvent de nullitude, se débattaient les cadors représentant les différentes tendances politiques de cette espèce étrange qu'est Homo sapiens.

Elle laissa provisoirement de côté les chantres de la Droite-canard, ainsi nommée en référence aux couac-couacs discordants et contradictoires qu'elle avait désormais coutume d'émettre, pour s'intéresser de plus près à la tribu socialiste.

 Et c'est alors que, levant d'un air docte un index griffu, elle s'exclama soudain:

853122017.jpg« Je veux Olivier Besancenot au second tour des présidentielles de 2008 ! »

Si si, vous avez bien lu. J'en pense chaque mot. Et pourquoi? Eh bien tout simplement parce que çà leur ferait grandement les pieds, au socialistes. Parce que voyez-vous mes p'tits cailles, ce qui est en train de se passer, j'en ai déjà été le témoin plusieurs fois. Oh, ce n'était pas en France, pour tout dire cela n'était parfois même pas en Europe, mais le principe reste le même:

Un parti quelconque (souvent au sens propre comme au sens figuré, d'ailleurs) se retrouve échaudé par une défaite électorale et/ou une perte de popularité. Et que font les demi-sels qui le dirigent, au lieu de se repositionner fermement sur leurs principes idéologiques fondamentaux, hein, hein? Paf, ils viennent cannibaliser ceux de leur adversaires.

On entend alors des choses étonnantes. Du style « La bataille pour le leadership du Parti Socialiste se gagnera à droite. » À droi-te, punaise de berdel de morde!

1485138582.jpgEt ce grand dépendeur d'andouilles de Delanoë qui en remet une couche de savon noir bien glissant en s'affirmant libéral. Là, c'est la cerise sur le gâteau, ledit gâteau étant déjà devenu tout à fait immangeable pour certains depuis quelques déclarations concernant l'ordre juste et l'encadrement militaire des délinquants. Non seulement "libéral" veut systématiquement dire "droite" dans l'esprit de beaucoup de gens, mais en plus cette notion est encore en France un repoussoir absolu, Gauche et Droite confondues.

Ne vous en faites pas chers militants socialistes sincères, même pas besoin de vous tourner vers Sarkozy pour voir qui s'asseoit sur vos convictions les plus profondes. Vos propres représentants s'en chargeront.

Vous ne pouvez pas imaginer à quel point ce genre d'attitude me donne envie de botter le cul à ses auteurs. Car en fait voilà ce qui se passe.  Comment se sent l'électeur lambda, dans tout çà? Il se trouve avec une Droite, et une Gauche qui n'en a plus que le nom qui court après ladite Droite avec tant d'enthousiasme qu'elle en a la plante des pieds meurtrie. Bref il n'a pas le choix. Il lui reste le choix entre la Droite et une Droite légèrement moins à droite. Bravo. 

Je crois profondément qu'en démocratie, l'électeur doit avoir le choix, et que ces choix doivent offrir des différences bien tranchées, des alternatives crédibles. Une Droite qui soit de Droite, une Gauche qui soit de Gauche, et pas des courants qui soient des ersatz interchangeables. Car si ces alternatives disparaissent, la tentative du poujadisme n'est jamais bien loin. Oh, tous pareils, tous pourris, à quoi bon s'intéresser à tout cela.

Oui m'sieurs-dames, vous qui bâtissez vos argumentaires idéologiques comme des campagnes marketing, en fonction de ce que vous croyez être la tendance dominante de vos électeurs-consommateurs ...vous êtes les premiers responsables des dérives non-démocratiques que vous prétendez fustiger. Vous offrez un spectacle tellement fade et pitoyable que c'est un miracle qu'il n'y ait pas plus de monde qui se tourne vers d'autres idéologies moins conventionnelles...et souvent fort peu recommandables.

C'est pourquoi cela me ferait bien marrer de voir Olivier Besancenot arriver au second tour des présidentielles dans 4 ans. Non, je ne déconne pas, je suis absolument sincère. Rien que pour voir la tronche effarouchée des Delanoë et consorts. Rien que pour voir leus faces rubicondes d'apparatchiks suant de trouille, déstabilisés par ce qu'ils croyaient impossible. Cà leur ferait les pieds. Chez cette sorte de gens, un bon électrochoc pour stimuler leurs neurones noyés dans la graisse, de temps en temps çà fait du bien.

Impossible, me direz vous? Et pourquoi? La nature politique a horreur du vide, et le Parti Socialiste n'est actuellement que néant abyssal. Si quelqu'un se mèle de tenir un discours radicalement à gauche...il va peut être y avoir quelques pleurs et grinçements de dents chez certains socialeux... 

Déjà que les réactions au passage du p'tit facteur chez Drucker valaient leur pesant de vagissements de pucelles effarouchées...

I. raptus. 

mercredi, 21 mai 2008

Blogosphère Chainsaw Massacre!

1162499550.jpgConseil de lecture.

Au risque de me faire à mon tour découper selon les pointillés, je vous conseille le Face-de-Cuir de la Toile. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il aime une certaine blogosphère branchée autant que moi.

C'est sanglant. C'est tranchant. C'est par là.

Avec en prime une petite ambiance musicale pour égayer le tout. The Ramones...toute ma jeunesse! Tout en finesse et en délicatesse. Et si çà ne vous plaît pas, vous n'avez qu'à aller visiter les blogs de filles et autres cloaques rose bonbon.

jeudi, 15 mai 2008

Born Again Blogueuse.

858477512.jpgYo! Trouvez l'frein et stoppez l'train...ce blog est redevenu ce qu'il devait être: un blog personnel. Adios les bandes de tarmac insipides, rectilignes et prévisibles des comportements branchés nés dans le sillage et les remous d'une campagne électorale pleine d'une effervescence citoyenne, et bonjour les petites routes de campagne parcourues à son rythme, au gré des envies, de l'inspiration, des coups de sang et des rencontres du moment.

Hasta la vista la course frénétique au scoop frelaté du jour, qui n'est souvent que copier-coller et paraphrase maladroite d'une info - vérifiée et validée ou non, d'ailleurs - déjà parue dans une dépêche AFP quelconque. Et que l'ensemble de la blogosphère, dans un choeur touchant d'ânes en train de braire pour la même carotte, s'empresse de démultiplier à l'infini en des billets qui, dans 90% des cas, ne sont qu'une bouillie indifférenciée au goût fade et uniforme.

Mais j'anticipe.

1195682635.jpgRetour aux sources donc. Me revoilà blogueuse de la vieille école, celle qui ouvrit son premier site perso en 1995 dans les vagissements d'un internet nouveau-né, et son premier site politique en 1996, à l'époque où on surfait encore avec Mosaïc, où pour construire un site il fallait souvent taper le code-source dans un éditeur UNIX, et où la pré-blogosphère était encore non pas un pataquès où la reconnaissance sociale et le ranking fait loi, mais bien le joyeux bordel désorganisé qui me plaisait tant.

Avant de passer aux choses sérieuses, redéfinissons les fondamentaux, voulez-vous?

Primo, ceci est un carnet de bord, un recueil de chroniques perso ayant la particularité de s'afficher sur la Toile, au vu de tous. C'est donc, comme tous les blogs, une gigantesque loupe à se regarder le nombril, une manifestation publique de narcissisme et de masturbation intellectuelle auto-centrée. Et aucun blog n'échappe à la règle, quoique ses auteurs en disent. Peu importe ceux qui se bombardent reporters-citoyens, poètes maudits, peintres de génie en devenir...turlututu chapeau pointu, tout blogueur a pour tâche première de s'écouter parler. Peu ont l'honnêteté de le reconnaître. Mais c'est néanmoins ainsi. Une fois qu'on en est conscient...difficile de continuer à se prendre au sérieux et à ne pas manifester une auto-dérision certaine. Car nos blogs ne sont pas le centre du monde...quoiqu'en laisse parfois penser l'attitude de certains blogueurs.

 Deuxio, je suis une ménagère de moins de 50 ans, une citoyenne lambda qui tient un blog. Pas une rédactrice, ni une auteure. Mon blog n'a pas de ligne éditoriale et n'effectue pas de mesure d'audience. Je ne me casse pas la nénette afin d'optimiser le design de mon blog afin d'augmenter mon lectorat. Je ne conduis pas d'actions de marketing viral consistant à poster l'URL de mon site en commentaire de tous les blogs connus afin d'attirer ledit lectorat. Non seulement parce que ce procédé de pub non sollicitée est d'une grossièreté finie et emmerde considérablement l'auteur des blogs considérés, mais encore et surtout parce que ce genre de logique...je - n'en - ai - rien- à - foutre!

Parce que non, je n'ai pas besoin de me prendre pour une pisse-copie ou une marketeuse branchouillarde 'hachement à la page et surfant au top du top des nouvelles techniques de communication. Parce que oui, je trouve ce langage, ces postures d'un snobisme infini. Parce que non, définitivement non, je ne suis pas une pseudo-plumitive frustrée de ne pas avoir fait journalisme dans le temps pasque Papa ne voulait pas, et qui compense en épanchant ses talents discutables sur la Toile, en bavouillant le jargon technique d'une profession à jamais hors de portée.

251786505.jpgTertio, nettoyage de printemps.  Hasta la vista les systèmes de mesure visant à participer aux concours de quéquette, à savoir les boutons Wikidiot, Technochiasse et autres Critépabô. Ces trucs-là, j'vous jure, ils font ressembler certains blogs à des arbres de Noël tant çà flashe et clignote de tous côtés. Le bling-bling de l'auto-satisfaction virtuelle affichée, en quelque sorte.

Bien sûr, quand on interroge les blogueurs intéressés, il est clair que tous vous diront que cela ne les intéresse pas. Ben tiens. C'est bien pour çà qu'un tas de widgets affiche sur leurs pages tous les classements possibles et imaginables dans lesquels ils apparaissent, y compris le classement des meilleurs blogs traitant de l'élevage du platypus dans la municipalité de Pedzouille-le-Tromblon (Pop. : 92 habitants). 

Perso, la compétition entre blogueurs, je m'en tamponne. Avec une vigueur manifeste.

 

Quad...quar...blah, quatrièmement. Les réseaux sociaux et autres associations de blogueurs. Ah, délicate question. Je ne vais pas cracher dans la soupe, certaines de ces expériences m'ont valu de chouettes moments et de belles rencontres. Mais le problème de l'auto-censure a fini par s'imposer à moi. On n'ose plus écrire ce qu'on pense exactement - parfois dant tout son excès issu d'un coup de sang du moment - de peur d'enfreindre un charte, ou de déteindre sur autrui. 

Sauf qu'avec moi cela ne dure pas longtemps. Si sur mon blog je ne peux pas user de ma liberté de penser la plus totale, je me sens vite comme devant marcher avec une paire de chaussure trop étroite. Sans parler du fait que tout groupe possède inévitablement une masse critique à partir de laquelle les querelles internes, guéguerres de bac à sable et autres batailles d'ego apparaissent. 

Et j'ai pour ce genre de phénomène un seuil de tolérance particulièrement bas.

Inutile donc de me solliciter pour ce genre d'aventure: la réponse est désormais non, et le restera.

 Et enfin...comment achever ce billet sans évoquer l'ennui profond qui me gagne souvent en parcourant la blogosphère politique. On a l'impression d'être au Mc Do, ou un truc comme çà. Vous savez: quel que soit le pays du monde dans lequel ces fast food sont installés, le goût des produits est exactement le même. Et il en est ainsi de 90% des blogs politiques. Mêmes copiés-collés de la ligne du parti, mêmes indignations ou slogans sans cesse répétés. On cherche souvent en vain une touche personnelle, un style original, un mode de pensée sortant un peu des sentiers battus. Et c'est exactement ce danger-là qui guette à force d'auto-censure et de conformisme: un discours tellement lissé, convenable, insipide, qu'il en devient indiscernable d'un blog à l'autre.

Ce genre d'usine à production de billets-Valium à haute dose a fait l'objet de la suite de mon nettoyage de printemps, cette fois dans ma blogroll et mon agrégateur. Si je n'arrive pas au bout de quelques lignes à identifier le blogueur  par son style, ses opinions, son originalité...allez zou, poubelle.

Voilà, vous connaissez maintenant une partie de mes motivations à reprendre ce blog. Mais cette fois-ci d'une façon plus personnelle. Je ne vais pas y parler essentiellement politique: ce blog est redevenu un blog généraliste. Mais quel que soit le sujet dont je parlerai, je tâcherai de le faire à travers du filtre de mes expériences personnelles, et non en me prenant pour un reporter-citoyen à la petite semaine. Une de ces formules prétentieuses et creuses dont je n'hésiterai plus à me gausser.

À bientôt donc et..:

241250051.jpg

 

mardi, 13 mai 2008

Rien ne se perd...

2110850952.jpg...rien ne se crée, tout se transforme...

Eh oui me voilà, dans toute ma sinistre gloire. Si vous n'avez pas passé les 30 années précédentes en hibernation, vous savez de quel univers cinématographique devenu un des mythes de la culture populaire je suis issu.

Et cette saillie est probablement un peu trop facile, mais gageons que dans le cyber-espace, tout le monde risque de m'entendre crier.  

Mais je manque à tous mes devoirs. Le minimum est de vous donner des nouvelles de la précédente rédactrice de ce blog. Hélàs chers amis et voisins, je crains que cette bonne vieille RoseNoire n'ait rencontré une fin funeste. Une fin qui n'est même pas de mon fait.

Pour tout vous dire, elle est morte d'ennui, et d'auto-censure.

Elle n'a pas identifié les symptômes tout de suite. Il y a eu cette langueur, ce qu'elle a cru être un désintérêt progressif pour l'actualité politique, une angoisse de la page blanche, un manque de temps dû à une vie privée et professionnelle en pleine mutation. Mais tout cela n'était que la partie cachée de l'iceberg, et le mal était bien plus profond. Car petit à petit, billet après billet, RoseNoire s'est lassée non pas de la blogosphère, mais d'une certaine blogosphère.

1844371818.jpgCelle qui ressemble comme 2 gouttes d'eau au pont supérieur de ce vaisseau maudit - le Nostromo - où un de mes lointains cousins apparut pour la première fois il y a quelques décennies: proprette, aseptisée, engonçée dans la banalité, le prévisible, le politiquement correct, de quel bord qu'il soit.

Oui, c'est avec parcimonie qu'on y trouve quoique ce soit d'original, tant au niveau style que personnalité du rédacteur, qu'au niveau du fond qui témoigne d'une culture politique n'atteignant généralement pas la profondeur d'un verre d'eau. De quoi finir par s'ennuyer à mourir, en effet.

Et je ne parle même pas des querelles d'egos qui font irruption avec une régularité de métronome dant tout ce petit microcosme branché. Les guéguerres de blogueurs dignes du bac à sable. Le Pulitzer du dimanche attendant avec une impatience et un frémissement pré-orgasmique la sortie du prochain classement mensuel Wikio. 

L'ennui, donc. Mais ce n'est pas tout. Un autre facteur aggravant guettait celle qui, malgré tout, se laissa pour un temps prendre aux pièges de l'ego et de l'ambiance branchouille du ouèbe deuzéro. Apparurent chez notre pauvre RoseNoire les widgets des réseaux sociaux. Oh, bien sûr tout cela peut paraître sympa. Sauf qu'avec ce genre de choses apparaissent aussi les règles, les chartes, les règlements divers, les choses qui s'écrivent et celles qui oh, grand dieux non, ne s'écrivent pas.

Et vint l'inévitable asphyxie de l'auto-censure. Cet article qu'on voudrait beaucoup plus incisif, beaucoup plus virulent, ce morceau d'écriture qu'on voudrait un pur moment de défoulement jubilatoire...peux pas. Ca ne se dit pas. Ca ne se fait pas.

1825551827.jpgIl fallait donc en finir.  Et c'est ainsi que RoseNoire, avec l'aide de quelques-uns de mes congénères, décida de se saborder. Mais non sans que quelque chose d'elle survive. C'est ainsi que je suis née... je vous passerai les détails de l'émergeance de l'embryon. C'est un tantinet salissant....mais tellement gothique et tellement rock'n'roll!

Et me voilà donc. Les scientifiques (et les geeks) ont cru bon de me donner un nom dans la nomenclature officielle.

Je suis Internecivus raptus. Un être dont la perfection structurelle n'a d'égale que l'hostilité.

D'ailleurs, vous me connaissez: je suis aussi en vous. Au fin fond de votre cerveau primitif. Lorsque vous râlez en secret sur votre patron et vous dites en silence "rhââ je vais le tuer, ce con!"...je suis là. Et ce gars qui vous fait une queue de poisson à un carrefour, et que vous voyez en fantasme écrabouillé contre votre pare-chocs...je suis encore là.

Dans toutes ces choses que vous avez envie de dire mais taisez, parce que rhôôô  ben quand même non hein, cà ne se fait pas hein, ce n'est pas convenable, cà ne va pa favoriser un dialogue constructif....je suis là et encore là.

Je râle, je grogne, je mords, je dépèce et j'invective.

Et c'est exactement ce qui va se passer à l'avenir.

Si j'ai envie de traiter les politiciens de cons, je vais le faire.

Si j'ai envie de me payer tel ou tel comportement social qui m'insupporte, je ne vais pas me gêner.

Si j'ai envie d'employer un langage grossier ou de faire appel à des métaphores guerrières, je ne vais pas m'en priver non plus. Et s'il y en a pour me dire que m'enfin, et ce n'est pas bieeen, et c'est pas un comportement souhaitable pour une femme, et autres salades, et bien j'ai l'honneur de leur dire que j'en ai rien à cirer. 

Il y a encore un peu de RoseNoire en moi, bien entendu. Nous sommes connus pour absorber une partie de la mémoire génétique de nos hôtes. Mais là où elle égratignait...mes griffes peuvent traverser des portes blindées. Et si sa plume était parfois acide...le mien fait des trous à travers l'acier de combat.

Bon, c'est tout pour aujourd'hui. Je vais aller me faire une petite sieste tranquille dans un conduit d'aération. Si çà se trouve au bout d'un moment il y aura bien un blaireau - simple quidam, journaleux, blogueur bouffi d'ego ou politicard brasseur d'air - qui va passer à proximité. Et là c'est clair qu'il va y avoir de la purée de crâne avant longtemps. 

(Illustrations:

Necronom V, H.R. Giger

Beauty and the Beast, J. Bartek)

mardi, 06 mai 2008

...

Dans les cyber-couloirs de ce blog désormais déserté...

1208565316.jpg
Se pourrait-il que quelque chose ait survécu?
98943715.jpg
 

Toutes les notes