lundi, 21 juillet 2008

Ahh, l'Irlande...

L'image du jour: des partisans irlandais du "non" au traité de Lisbonne ont rassemblé un petit comité d'accueil en l'honneur de M. Sarkozy, en visite à Dublin.

casse toi.jpg
 
Je ne savais pas qu'on parlait aussi bien le français, en Irlande. Par contre, je me demande qui a bien pu être leur professeur. Un bien mauvais exemple, en tout cas: on n'a pas idée de tenir des propos aussi vulgaires en public, voyons! ;-)
 
 
Internecivus raptus.

 

lundi, 14 juillet 2008

Bleu blanc rouge.

Joyeux 14 juillet à toutes et à tous!
 
bleu blanc rouge.jpg
 
Internecivus raptus
 

dimanche, 13 juillet 2008

Plaisir de lire.

 

 

books_sale.jpg

Une chaîne...une de plus...qui m'est envoyée par Bénédicte. D'habitude, je râle, mais cette fois-ci le sujet est la lecture, un de mes loisirs favoris. Je me prête donc au jeu avec plaisir!

1) Quel(s) souvenir(s) avez-vous de votre apprentissage de la lecture ?

Aucun. C'est ma grand-mère, qui habitait avec mes parents et moi, qui m'a appris à lire, écrire et compter dès mon plus jeune âge, aussi je ne me souviens pas d'avoir jamais eu un livre en mains sans pouvoir déchiffrer son contenu.

2) Vos lectures préférées lorsque vous étiez enfant ?

Le Club des Cinq puis, très vite, la série des Bob Morane. Et bien sûr la lecture hebdomadaire de Pif Gadget, qui alluma en moi la passion de la BéDé, laquelle ne devait jamais s'éteindre.

3) Aimez-vous la lecture à haute voix ?

Non.

4) Votre conte préféré ?

 Les habits de l'Empereur, d'Andersen.

5) La meilleure adaptation d'un roman ou d'une pièce de théâtre ?

Les Rois maudits de Maurice Druon. La série originale de 1972-1973 avec le truculent Jean Piat dans le rôle de Robert d'Artois, pas le récent navet commis par Josée Dayan.

6) Apprenez-vous par coeur certains poèmes, répliques de théâtre, passages de roman ?

Oui...quoique ce soit un peu à mon corps défendant. Je suis assez monomaniaque lorsque j'aime une oeuvre, et éprouve le besoin de la relire souvent. J'en arrive alors à connaître des passages entiers par coeur.

7) Avez-vous des livres ou des magazines dans vos toilettes ?


Non.

8) Avez-vous plusieurs lectures en chantier ? Combien ? Lesquelles ?


J'ai toujours deux livres "sur le feu": un truc sérieux et un autre un peu moins. Et en général, mes lectures distrayantes sont souvent de la Science-Fiction ou de l'Heroic Fantasy.

Pour le moment je lis Inch'Allah par Oriana Fallaci et Soleil Ascendant de Catherine Asaro, une excellente auteure de Sci-Fi.


9) Le poète que vous ne cesserez jamais de relire / de vous réciter ?

Beaudelaire et Yehuda Amichaï.

10) Le livre que vous avez lu le plus rapidement ? Le plus lentement ?

Vite...je ne sais pas. Tout livre qui me plaît sera dévoré en un temps record, même si je dois en oublier de manger et dormir. Donc il y en a une foultitude qui correspondent à cette définition. Le dernier? La prisonnière, de Malika Oufkir. Celui que j'ai lu le plus lentement? Du côté de chez Swann de Proust, une lecture obligatoire lorsque j'étais au lycée. Je ne supporte pas Proust, et ai mis une éternité-calvaire à finir ce bouquin. J'ai réésayé plusieurs fois de le relire à l'âge adulte...pour arriver à la même conclusion: la barbe!


11) Préférez-vous les éditions de poche aux originales ? Pourquoi ?

Non, car j'aime les "beaux livres", mais pour des raisons de budget, je m'en tiens souvent aux éditions de poche.

12) Le(s) livre(s) que vous ne rangez jamais dans votre bibliothèque et qui traîne(nt) toujours ?

Mmh...y a toujours des livres qui traînent, mais ils changent tout le temps.

13) Quel est votre rapport physique à la lecture ? Debout ? Assis ? Couché ?

Assise ou couchée. Comprendre: affalée sur le lit ou le canapé.

14) Vos lectures sont-elles commentées crayon en main ?


Horreur! Non! Pour moi un livre doit rester impeccable, sans annotations, taches, pliures...


15) Offrez-vous des livres ?

Oui.

16) La plus belle dédicace, que ce soit de l'auteur ou de la personne qui vous l'offrit ?

Trop privé pour balançer ça sur la toile ;-)


17) Quel est votre rapport sensuel au livre ? (Odeur, texture, etc.)


J'ai un rapport très tactile et visuel avec les objets qui me plaisent, et les livres n'échappent pas à cette règle: couleurs, reliure, texture du papier, odeur...toutes choses auxquelles je suis fort sensible.


18) Quels sont les auteurs dont vous avez lu les oeuvres intégrales ?


Houlà! Beaucoup. Si un auteur me plaît, toute son oeuvre y passe. Pour en citer quelques-uns: Châteaubriand, Paolo Coehlo, Éric-Emmanuel Schmitt, Hemingway, Joseph Kessel, JRR Tolkien, Frank Herbert, HP Lovecraft, Stephen King...


19) Un livre qui vous a particulièrement fait rire ?


Manuel à l'usage des cons et des mal-comprenants, du regretté Pierre Desproges.

20) Un livre qui vous a particulièrement ému

Le Prophète, de Khalil Gibran. 

 

21) Le Livre qui vous a terrifié ?

Simetierre de Stephen King et L'appel de Chtuhlu de HP Lovecraft.


22) Le livre qui vous a fait pleurer ?


Hector et la dame rose, d'Eric-Emmanuel Schmitt.


23) L'avertissement / l'introduction qui vous a le plus marqué ?

Rien qui m'ait marquée de façon suffisamment durable pour que je m'en souvienne...

 

24) Le titre le plus marquant, original, décalé, astucieux ?

J'irai cracher sur vos tombes, de Boris Vian. Pour son côté provoc.


25) Décrivez votre bibliothèque.


Non, ça prendrait bien trop de temps.

26) Les livres dont vous vous êtes finalement débarrassé ?


La série complète des Tintin de Hergé, en édition originale. J'ai revendu ça sur un coup de tête alors que je n'avais pas 20 ans. À chaque fois que j'y repense, mon estomac se crispe rien que de penser au trésor de collectionneur que j'ai viré pour m'acheter d'autres trucs sans intérêt..:-(


27) L'endroit le plus insolite où vous lisez ?

 Bof, je ne vois pas...à part mon lit, le canapé du salon et de temps à autre dans le métro, rien de bien insolite.

28) Il ne vous reste que trois jours à vivre : que souhaitez-vous lire ou relire ?

 Je compterais faire des choses autrement plus festives que bouquiner.


29) Votre livre d'art préféré ?


 Le Necronomicon de HR Giger, créateur halluciné d'univers sombres et troublants dont celui de l'Alien, animal-totem de mon blog.


30) La bibliothèque idéale ?

 Un truc immense, gothique, improbable, plein d'éditions rares et de grimoires poussiéreux, comme l'édifice du monastère maudit du Nom de la Rose...

31) L'incipit qui vous a le plus marqué ?

« Les Oulam fuyaient dans la nuit épouvantable. » Première phrase de La guerre du Feu de JH Rosny-Aîné. J'ai lu ce livre étant ado, et pour je ne sais quelle raison la première phrase m'est toujours restée en mémoire...


32 ) La clausule qui vous a le plus marqué ?

Gné? Késako, une clausule? Ca se mange? Jusqu'à aujourd'hui, je n'avais jamais entendu ce mot...

******

Ouf, 32 questions quand même. Allez zou, comme il n'y a aucune raison que je sois la seule à transpirer là-dessus, je refile le bébé au Chafouin, parce qu'il m'a taguée il n'y a pas longtemps et que j'avais juré de me venger, et au Faucon ainsi qu'à Toréador pour aucune raison en particulier...

 

Internecivus raptus

dimanche, 22 juin 2008

I love rock'n'roll!

Weekend marqué par la Fête de la Musique, et une après-midi en forme de mini festival rock, dans un parc bruxellois près de chez moi! Bon dimanche!

Even_Xenomorphs_like_Metal_by_ShadowXM1.jpg

 

mercredi, 18 juin 2008

Il y a 68 ans...

Je ne pouvais pas décemment laisser passer la date d'aujourd'hui en me limitant à y voir s'afficher via ce blog le seul cynisme du billet précédent...

Il est dit que pour que le Mal triomphe, il suffit simplement que les hommes de bien ne fassent rien. Et c'est bien souvent le cas. Il en est aussi toujours quelques-uns qui, face à l'adversité, se dressent pour combattre alors que tout espoir semble raisonnablement perdu. Souvenons-nous!

De_Gaulle_-_à_tous_les_Français.jpg

 

dimanche, 15 juin 2008

Chaîne alimentaire.

gastronomie_wintergarten_02.jpgPetit intermède culinaire en cette fin de weekend. Il s'agit en fait d'une de ces sempiternelles chaînes internet qui sévissent régulièrement de blog en blog, et c'est à l'ami Chafouin que je dois ce tag. Faisant fi de mon hostilité légendaire vis-à-vis des chaînes et tout genre, il semble s'intéresser à ce qui fait mon ordinaire.

Vu que j'adore le bien manger et le bien boire, je ne devrai pas trop me forcer à répondre :-D 

1. Un plat que je n'aime pas: Question difficile...j'aime tout! À la limite, le chou rouge cuit, copeaux rosâtres vaguement sucrés et fadasses. Mais cru avec une petite vinaigrette, j'adore. 

2. Mes 3 aliments favoris: tout aussi difficile, car il y en a bien plus que trois. Bon, les premiers qui me passent par la tête alors. Le chocolat, sous toutes ses formes. Le poisson: grillé, poché, frit, au beurre, cru en sushis, en bouillabaisse, miam! Les fruits, avec une préférence pour les pêches, framboises, abricots et brugnons.

3. Ma recette préférée: houlà! J'adore cuisiner, et des recettes sympa il y en a tellement. Je dirais le canard aux navets et aux flageolets pour la cuisine continentale, et le couscous pour la cuisine méditerranéenne.

4. Ma boisson de prédilection: en digne fille de marchand de vins, ma boisson favorite ne peut qu'être le jus de la treille. Et ici aussi, impossible de donner une seule réponse. Mais je vais quand même vous donner un petit échantillonnage de mes goûts...en me limitant aux vins français, sinon on n'en sortira jamais.

cave.jpgLes vins méthode champenoise...une petite Clairette de Die en apéro, çà passe toujours bien. Une bonne Clairette sera en règle générale bien meilleure que certains Champagnes de mauvaise qualité que j'ai vu servir à certaines réceptions. Ou alors un Crémant de Bourgogne, tiens.

Avec un petit repas poissons, j'ai une faiblesse pour un p'tit Muscadet bien frais. Ou si vous voulez faire plus chic, je vous conseille un Chablis 1er Cru Fourchaume. Ce Bourgogne blanc fin, subtil et fruité est une vraie merveille qui égayera sans problème vos repas de fête.

Puisqu'on parle de Bourgogne, je trouve que la qualité à hélàs bien diminué depuis une quinzaine d'années. Il faut vraiment taper dans les grands crus pour retrouver la grandeur un peu passée de cette appellation. Mon péché mignon? Un Chambolle-Musigny 1er Cru "Aux Échanges" de la Maison Leymarie. Mon père a travaillé avec lui, c'est un petit producteur dont les produits sont d'une qualité irréprochable. Rond, puissant, ce grand Bourgogne est le compagnon idéal des fromages. Mais faites gaffe à l'assoupissement, il vaut son pesant d'alcool..;-)

En Bordeaux, beaucoup de choix aussi...j'aime bien les Côtes-de-Bourg, à la fois astringeants et fruités. Ils ont l'avantage d'être d'un prix abordable. À servir avec des viandes rôties ou en sauce, et avec du gibier.

Question Côtes-du-Rhône, j'ai un faible pour le Vacqueyras. Cela date d'une Fête du Vin à Vacqueyras même...souvenirs de vacances et de ce vin bien charpenté, servi avec un coq au vin...souvenirs souvenirs...:-) 

4. Le plat que je rêve de réaliser: la bouillabaisse. À Bruxelles, je n'arrive pas à trouver tous les poissons méditerranéens dont j'ai besoin...et en vacances dans le sud de la France, j'ai souvent la flemme de me lancer dans des recettes qui prennent beaucoup de temps.

5. Mon meilleur souvenir culinaire: Difficile à dire...c'est tellement lié à l'ambiance du moment. Les tripes à la mode de Caen de mon père. Son passe-temps, c'était cuisiner. Mortelles, ces tripes! Avec ma mère qui nous regardait en pinçant le nez, ne comprenant pas qu'on puisse se régaler avec des bouts d'intestins, MDR! :-)

Sur ce, bon appétit, et je passe la main à Seb, Criticus et le Faucon.

 

Internecivus raptus. 

jeudi, 05 juin 2008

Le français est une langue vivante...

bescherelle.jpgBlogueurs, blogueuses...et si certains d'entre vous retournaient à l'école...à moins que l'école ne soit pas la solution, mais une partie du problème? Florilège du jour, à raison de quelques pauses-café passées dans la blogosphère:

...sa se passe ainsi. Ouais, et parfois çà se passe ainsi aussi!

...j'y reviendrais. Ben c'est sûr, et sur le fait de ne pas être fichu de distinguer l'imparfait et le futur simple, j'y reviendrai aussi!

...c'est être de mauvaise foie. Voire même de mauvaise foi, à défaut d'avoir la rate qui se dilate et le foie qui n'est pas droit!

...les français leur reproches...Ah, ils leur reprochent quoi, les Français? 

Des coquilles, me direz-vous. Mouais, et les fautes de grammaire alors, c'est des coquilles aussi? Et sur certains blogs, ce n'est pas une petite erreur ici ou là, c'est carrément toute une tripotée de boulettes du même style par paragraphe, voire même par phrase.

De grâce les gens, achetez-vous un Bescherelle! Et la fonction de correction orthographique présente dans Word et dans toute plate-forme de blogs qui se respecte...trop feignasses pour l'utiliser?

Je suis peut être un peu trop à cheval sur le truc, mais les fautes d'orthographe et de grammaire systématiques...bobo les yeux. Il y a des blogs que j'ai cessé de lire à cause de çà.

Vous haussez les épaules? Peut-être. Mais il y a une autre personne qui risque de hausser les épaules à la vue de vos talents épistolaires dignes des SkyBeurk Awards: le recruteur à qui vous enverrez votre prochaine lettre de motivation. Je peux vous assurer que ce genre de chose, c'est le classement vertical direct. Temps de trajet depuis la sortie de l'enveloppe jusqu'à la corbeille à papier = quelques secondes maximum.

Cela fait réfléchir, non?

Internecivus raptus. 

(Étant comme de coutume d'humeur facétieuse, j'ai laissé quelques fautes de syntaxe et d'orthographe dans ce texte. Comme çà les lecteurs que j'aurai vexés pourront jouer au prof eux aussi.) 

 

 

jeudi, 15 mai 2008

Born Again Blogueuse.

858477512.jpgYo! Trouvez l'frein et stoppez l'train...ce blog est redevenu ce qu'il devait être: un blog personnel. Adios les bandes de tarmac insipides, rectilignes et prévisibles des comportements branchés nés dans le sillage et les remous d'une campagne électorale pleine d'une effervescence citoyenne, et bonjour les petites routes de campagne parcourues à son rythme, au gré des envies, de l'inspiration, des coups de sang et des rencontres du moment.

Hasta la vista la course frénétique au scoop frelaté du jour, qui n'est souvent que copier-coller et paraphrase maladroite d'une info - vérifiée et validée ou non, d'ailleurs - déjà parue dans une dépêche AFP quelconque. Et que l'ensemble de la blogosphère, dans un choeur touchant d'ânes en train de braire pour la même carotte, s'empresse de démultiplier à l'infini en des billets qui, dans 90% des cas, ne sont qu'une bouillie indifférenciée au goût fade et uniforme.

Mais j'anticipe.

1195682635.jpgRetour aux sources donc. Me revoilà blogueuse de la vieille école, celle qui ouvrit son premier site perso en 1995 dans les vagissements d'un internet nouveau-né, et son premier site politique en 1996, à l'époque où on surfait encore avec Mosaïc, où pour construire un site il fallait souvent taper le code-source dans un éditeur UNIX, et où la pré-blogosphère était encore non pas un pataquès où la reconnaissance sociale et le ranking fait loi, mais bien le joyeux bordel désorganisé qui me plaisait tant.

Avant de passer aux choses sérieuses, redéfinissons les fondamentaux, voulez-vous?

Primo, ceci est un carnet de bord, un recueil de chroniques perso ayant la particularité de s'afficher sur la Toile, au vu de tous. C'est donc, comme tous les blogs, une gigantesque loupe à se regarder le nombril, une manifestation publique de narcissisme et de masturbation intellectuelle auto-centrée. Et aucun blog n'échappe à la règle, quoique ses auteurs en disent. Peu importe ceux qui se bombardent reporters-citoyens, poètes maudits, peintres de génie en devenir...turlututu chapeau pointu, tout blogueur a pour tâche première de s'écouter parler. Peu ont l'honnêteté de le reconnaître. Mais c'est néanmoins ainsi. Une fois qu'on en est conscient...difficile de continuer à se prendre au sérieux et à ne pas manifester une auto-dérision certaine. Car nos blogs ne sont pas le centre du monde...quoiqu'en laisse parfois penser l'attitude de certains blogueurs.

 Deuxio, je suis une ménagère de moins de 50 ans, une citoyenne lambda qui tient un blog. Pas une rédactrice, ni une auteure. Mon blog n'a pas de ligne éditoriale et n'effectue pas de mesure d'audience. Je ne me casse pas la nénette afin d'optimiser le design de mon blog afin d'augmenter mon lectorat. Je ne conduis pas d'actions de marketing viral consistant à poster l'URL de mon site en commentaire de tous les blogs connus afin d'attirer ledit lectorat. Non seulement parce que ce procédé de pub non sollicitée est d'une grossièreté finie et emmerde considérablement l'auteur des blogs considérés, mais encore et surtout parce que ce genre de logique...je - n'en - ai - rien- à - foutre!

Parce que non, je n'ai pas besoin de me prendre pour une pisse-copie ou une marketeuse branchouillarde 'hachement à la page et surfant au top du top des nouvelles techniques de communication. Parce que oui, je trouve ce langage, ces postures d'un snobisme infini. Parce que non, définitivement non, je ne suis pas une pseudo-plumitive frustrée de ne pas avoir fait journalisme dans le temps pasque Papa ne voulait pas, et qui compense en épanchant ses talents discutables sur la Toile, en bavouillant le jargon technique d'une profession à jamais hors de portée.

251786505.jpgTertio, nettoyage de printemps.  Hasta la vista les systèmes de mesure visant à participer aux concours de quéquette, à savoir les boutons Wikidiot, Technochiasse et autres Critépabô. Ces trucs-là, j'vous jure, ils font ressembler certains blogs à des arbres de Noël tant çà flashe et clignote de tous côtés. Le bling-bling de l'auto-satisfaction virtuelle affichée, en quelque sorte.

Bien sûr, quand on interroge les blogueurs intéressés, il est clair que tous vous diront que cela ne les intéresse pas. Ben tiens. C'est bien pour çà qu'un tas de widgets affiche sur leurs pages tous les classements possibles et imaginables dans lesquels ils apparaissent, y compris le classement des meilleurs blogs traitant de l'élevage du platypus dans la municipalité de Pedzouille-le-Tromblon (Pop. : 92 habitants). 

Perso, la compétition entre blogueurs, je m'en tamponne. Avec une vigueur manifeste.

 

Quad...quar...blah, quatrièmement. Les réseaux sociaux et autres associations de blogueurs. Ah, délicate question. Je ne vais pas cracher dans la soupe, certaines de ces expériences m'ont valu de chouettes moments et de belles rencontres. Mais le problème de l'auto-censure a fini par s'imposer à moi. On n'ose plus écrire ce qu'on pense exactement - parfois dant tout son excès issu d'un coup de sang du moment - de peur d'enfreindre un charte, ou de déteindre sur autrui. 

Sauf qu'avec moi cela ne dure pas longtemps. Si sur mon blog je ne peux pas user de ma liberté de penser la plus totale, je me sens vite comme devant marcher avec une paire de chaussure trop étroite. Sans parler du fait que tout groupe possède inévitablement une masse critique à partir de laquelle les querelles internes, guéguerres de bac à sable et autres batailles d'ego apparaissent. 

Et j'ai pour ce genre de phénomène un seuil de tolérance particulièrement bas.

Inutile donc de me solliciter pour ce genre d'aventure: la réponse est désormais non, et le restera.

 Et enfin...comment achever ce billet sans évoquer l'ennui profond qui me gagne souvent en parcourant la blogosphère politique. On a l'impression d'être au Mc Do, ou un truc comme çà. Vous savez: quel que soit le pays du monde dans lequel ces fast food sont installés, le goût des produits est exactement le même. Et il en est ainsi de 90% des blogs politiques. Mêmes copiés-collés de la ligne du parti, mêmes indignations ou slogans sans cesse répétés. On cherche souvent en vain une touche personnelle, un style original, un mode de pensée sortant un peu des sentiers battus. Et c'est exactement ce danger-là qui guette à force d'auto-censure et de conformisme: un discours tellement lissé, convenable, insipide, qu'il en devient indiscernable d'un blog à l'autre.

Ce genre d'usine à production de billets-Valium à haute dose a fait l'objet de la suite de mon nettoyage de printemps, cette fois dans ma blogroll et mon agrégateur. Si je n'arrive pas au bout de quelques lignes à identifier le blogueur  par son style, ses opinions, son originalité...allez zou, poubelle.

Voilà, vous connaissez maintenant une partie de mes motivations à reprendre ce blog. Mais cette fois-ci d'une façon plus personnelle. Je ne vais pas y parler essentiellement politique: ce blog est redevenu un blog généraliste. Mais quel que soit le sujet dont je parlerai, je tâcherai de le faire à travers du filtre de mes expériences personnelles, et non en me prenant pour un reporter-citoyen à la petite semaine. Une de ces formules prétentieuses et creuses dont je n'hésiterai plus à me gausser.

À bientôt donc et..:

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mardi, 13 mai 2008

Rien ne se perd...

2110850952.jpg...rien ne se crée, tout se transforme...

Eh oui me voilà, dans toute ma sinistre gloire. Si vous n'avez pas passé les 30 années précédentes en hibernation, vous savez de quel univers cinématographique devenu un des mythes de la culture populaire je suis issu.

Et cette saillie est probablement un peu trop facile, mais gageons que dans le cyber-espace, tout le monde risque de m'entendre crier.  

Mais je manque à tous mes devoirs. Le minimum est de vous donner des nouvelles de la précédente rédactrice de ce blog. Hélàs chers amis et voisins, je crains que cette bonne vieille RoseNoire n'ait rencontré une fin funeste. Une fin qui n'est même pas de mon fait.

Pour tout vous dire, elle est morte d'ennui, et d'auto-censure.

Elle n'a pas identifié les symptômes tout de suite. Il y a eu cette langueur, ce qu'elle a cru être un désintérêt progressif pour l'actualité politique, une angoisse de la page blanche, un manque de temps dû à une vie privée et professionnelle en pleine mutation. Mais tout cela n'était que la partie cachée de l'iceberg, et le mal était bien plus profond. Car petit à petit, billet après billet, RoseNoire s'est lassée non pas de la blogosphère, mais d'une certaine blogosphère.

1844371818.jpgCelle qui ressemble comme 2 gouttes d'eau au pont supérieur de ce vaisseau maudit - le Nostromo - où un de mes lointains cousins apparut pour la première fois il y a quelques décennies: proprette, aseptisée, engonçée dans la banalité, le prévisible, le politiquement correct, de quel bord qu'il soit.

Oui, c'est avec parcimonie qu'on y trouve quoique ce soit d'original, tant au niveau style que personnalité du rédacteur, qu'au niveau du fond qui témoigne d'une culture politique n'atteignant généralement pas la profondeur d'un verre d'eau. De quoi finir par s'ennuyer à mourir, en effet.

Et je ne parle même pas des querelles d'egos qui font irruption avec une régularité de métronome dant tout ce petit microcosme branché. Les guéguerres de blogueurs dignes du bac à sable. Le Pulitzer du dimanche attendant avec une impatience et un frémissement pré-orgasmique la sortie du prochain classement mensuel Wikio. 

L'ennui, donc. Mais ce n'est pas tout. Un autre facteur aggravant guettait celle qui, malgré tout, se laissa pour un temps prendre aux pièges de l'ego et de l'ambiance branchouille du ouèbe deuzéro. Apparurent chez notre pauvre RoseNoire les widgets des réseaux sociaux. Oh, bien sûr tout cela peut paraître sympa. Sauf qu'avec ce genre de choses apparaissent aussi les règles, les chartes, les règlements divers, les choses qui s'écrivent et celles qui oh, grand dieux non, ne s'écrivent pas.

Et vint l'inévitable asphyxie de l'auto-censure. Cet article qu'on voudrait beaucoup plus incisif, beaucoup plus virulent, ce morceau d'écriture qu'on voudrait un pur moment de défoulement jubilatoire...peux pas. Ca ne se dit pas. Ca ne se fait pas.

1825551827.jpgIl fallait donc en finir.  Et c'est ainsi que RoseNoire, avec l'aide de quelques-uns de mes congénères, décida de se saborder. Mais non sans que quelque chose d'elle survive. C'est ainsi que je suis née... je vous passerai les détails de l'émergeance de l'embryon. C'est un tantinet salissant....mais tellement gothique et tellement rock'n'roll!

Et me voilà donc. Les scientifiques (et les geeks) ont cru bon de me donner un nom dans la nomenclature officielle.

Je suis Internecivus raptus. Un être dont la perfection structurelle n'a d'égale que l'hostilité.

D'ailleurs, vous me connaissez: je suis aussi en vous. Au fin fond de votre cerveau primitif. Lorsque vous râlez en secret sur votre patron et vous dites en silence "rhââ je vais le tuer, ce con!"...je suis là. Et ce gars qui vous fait une queue de poisson à un carrefour, et que vous voyez en fantasme écrabouillé contre votre pare-chocs...je suis encore là.

Dans toutes ces choses que vous avez envie de dire mais taisez, parce que rhôôô  ben quand même non hein, cà ne se fait pas hein, ce n'est pas convenable, cà ne va pa favoriser un dialogue constructif....je suis là et encore là.

Je râle, je grogne, je mords, je dépèce et j'invective.

Et c'est exactement ce qui va se passer à l'avenir.

Si j'ai envie de traiter les politiciens de cons, je vais le faire.

Si j'ai envie de me payer tel ou tel comportement social qui m'insupporte, je ne vais pas me gêner.

Si j'ai envie d'employer un langage grossier ou de faire appel à des métaphores guerrières, je ne vais pas m'en priver non plus. Et s'il y en a pour me dire que m'enfin, et ce n'est pas bieeen, et c'est pas un comportement souhaitable pour une femme, et autres salades, et bien j'ai l'honneur de leur dire que j'en ai rien à cirer. 

Il y a encore un peu de RoseNoire en moi, bien entendu. Nous sommes connus pour absorber une partie de la mémoire génétique de nos hôtes. Mais là où elle égratignait...mes griffes peuvent traverser des portes blindées. Et si sa plume était parfois acide...le mien fait des trous à travers l'acier de combat.

Bon, c'est tout pour aujourd'hui. Je vais aller me faire une petite sieste tranquille dans un conduit d'aération. Si çà se trouve au bout d'un moment il y aura bien un blaireau - simple quidam, journaleux, blogueur bouffi d'ego ou politicard brasseur d'air - qui va passer à proximité. Et là c'est clair qu'il va y avoir de la purée de crâne avant longtemps. 

(Illustrations:

Necronom V, H.R. Giger

Beauty and the Beast, J. Bartek)

mercredi, 19 mars 2008

Sic Transit Gloria Blogi.

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Manque cruel de temps, peu d'envie de bâcler des billets en quelques minutes...durant ces 4 derniers mois mes écrits se sont clairsemés, édulcorés, jusqu'à ce que blog s'endorme doucement, telle la Belle au Bois Dormant...
 
Merci à ceux et celles qui passaient par ici... j'ai eu avec vous des discussions agréables.
 
Mais peut être ce blog se réveillera t-il un jour, lorsque mon agenda le permettra et que mes démons épistolaires me reprendront...
 
En attendant, adios muchachos et surtout:
 
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